DUT QAR
A. — Méthodes gravimétriques 1° DOSAGE DE L’ACIDE PHOSPHORIQUE À L'ÉTAT DE PYROPHOSPHATE DE MAGNÉSIE
Il est superflu de rappeler ici la parfaite exactitude de. cette méthode: elle est malheureusement inapplicable au dosage de petites quantités d’acide phosphorique, Dans les expériences que nous avons entreprises, nous opérons en moyenne sur des prises d’essai contenant de deux à six milligrammes de phosphore et le poids de précipité de pyrophosphate de magnésie est trop faible, ce qui expose à d’inévitables erreurs.
Nous avons done à regret abandonné ce procédé. 2° DOSAGE DE L’ACIDE PHOSPHORIQUE PAR PESÉE A L'ÉTAT
DE PHOSPHOMOLYBDATE D’AMMONIAQUE
On peut par cette méthode déterminer de très petites quantités de phosphore, car le poids moléculaire du phosphomolybdate d’ammoniaque est äéjà considérable et l’on peut peser directement le précipité formé.
Plusieurs techniques ont été mises en œuvre.
LorEenz et PLUCKER (105) pèsent le phosphomolybdate après lavage à l’alcool et à l’éther et séchage à 100°.
D’autres dessèchent le précipité sans lavage à l’alcool et à l’éther. (FINKENER (58) dessèche le précipité à 160° dans un courant d’air jusqu’à poids constant.)
Woy (178) calcine légèrement le précipité jusqu’à obtention d’un résidu vert noirâtre qui n’est autre chose que de l’anhydride molybdique de composition PO [(Mo 0)*]°0* contenant 3,946 % d’anhydride phospho-
rique.
EST per
Toutes ces méthodes sont critiquables. Le produit desséché à 100° n’a pas de composition constante : ViL- LIERS et BorG (169) en 1893 ont bien montré que les résultats de cette méthode étaient satisfaisants, mais en se plaçant toujours dans les mêmes conditions. En opérant sur de petites quantités 0 gr. 09, O gr. 12, nous n’avons jamais trouvé le même poids. Et pourtant Lauvar (91) affirme avoir obtenu d'excellents résultats.
La multiplicité des méthodes de dosage à l’état de phosphomelybdate d’ammoniaque démontre qu'aucune
ne s’est imposée.
B.—— Méthodes volumétriques
La méthode la plus connue est certainement celle de. NEUMANN (127), IVERSEN (80) dont nous donnons ici le principe. Cette méthode consiste à dissoudre le précipité de phosphomolybdate d’ammoniaque bien lavé, par une quantité déterminée de soude-titrée; on porte le liquide à l’ébullition et on titre l’excès d’alcali par une solution acide de titre correspondant à la solution alcaline. La réaction en est la suivante :
2Po (MoO° 12) [o(NH:)°] +46NaoH —
2P OH (NH')+Mo O° (NH°)°+23 Mo O‘ Na° + 22 HO Mo Na’+22H°0 46 NaoH=—2 oh grammes de phosphore
1 cc. NaoH N/10—0,000 1348 gr. de phosphore.
BLAIR (19) a appliqué cette méthode au dosage alcalimétrique du phosphore dans le fer et l’acier.
. LEULIER a montré que la formol-titration était applicable au dosage de l’acide phosphorique.
Il titre directement l’ammoniaque par la formol-titra-
RPRNRTES
“Lion au lieu de l’éliminer par distillation et ébullition et déduit de la quantité trouvée la proportion de phosphore précipité à l’état de phosphomolybdate d’ammoniaque. Cette méthode est excellente: elle ne peut pas être étendue à la micro-chimie (1).
Parmi les méthodes alcalimétriques, citons encore
(1) TECHNIQUE DE L'UTILISATION DE LA FORMOL-TITRATION POUR LE TITRAGE DE P°O*.
Ceci dit, énumérons les recommandations que formule l’auteur en ce qui concerne la technique à suivre en vue d'utiliser la formol-titration au dosage de l’anhydride phosphorique précipité à l’état de phosphomolybdate d’ammonium.
A. — Dilution des liqueurs de P°0°. — Pour obtenir une séparation rapide et complète de P?0°5 à l’état de phosphomolybdate d’ammonium, il est nécessaire d’opérer sur un volume de solution phosphatique proportionné à sa teneur présumée en P°0°. Ce volume doit être :
10 centimètres cubes pour les doses de 1 à 10 milligrammes ;
30 centimètres cubes pour les doses de 10 à 20 milligrammes ;
50 centimètres cubes pour les doses de 20 à 100 milligrammes.
B. — Titre des liqueurs alcalines. — Les liqueurs alcalines utilisées pour le dosage final doivent être à un titre d'autant plus faible que la quantité présumée de P*0° est moins élevée. F1 faut employer :
La soude N/20, pour des doses de P°O° de 1 à 5 milligrammes ;
La soude N/10, pour des doses de P°0° de 5 à 50 milligrammes;
La soude N/2, pour des doses de P°0° de 50 à 100 milligrammes.
C. — Traitement du précipité molybdique et formol-titration. — Le précipité étant obtenu, on le lave une première fois avec une solution. glacée contenant 1/20° de réactif nitromolybdique ‘(réactif de Sonnensheim). Cette liqueur sert aussi à rassembler le précipité sur le filtre. On évite, de la sorte, non seulement une . filtration trouble, mais on se rend compte de la précipitation complète de l’acide phosphorique, car, dans le cas d’un déficit de
‘ réactif molybdique, il y a coloration immédiate du filtrat.
On continue le lavage avec de l’eau très refroidie dans la glace, jusqu’à ce que la liqueur filtrée ne donne plus qu’une teinte jaune très pâle avec le réactif de Nessller.
Il est indispensable de bien refroidir l’eau de lavage pour éviter tout passage de précipité à travers le filtre. Pour des doses de P°0° de 5 à 10 milligrammes, cinq à six lavages avec 1 centimètre cube d’eau glacée suffisent généralement. Pour des doses supérieures, l’opération est plus longue, car la filtration est plus lente.
Le précipité lavé est introduit avec le filtre dans un vase à saturation, recouvert de 100 à 200 centimètres cubes d’eau distillée pure, suivant son importance. On dilacère le filtre, et le précipité est mis en suspension dans l’eau.
On verse alors rapidement de la soude normale jusqu’à disso-
EG
celles de HEDENHAÏM, MAUERMAN, MOLINARI (1), PEMBER- TON (1) et celle de CLARENS (38) qui dose l’ammoniaque recueilli par distillation. |
A signaler encore la méthode de titrage à l’aide de l’azotate d’urane ou de l’acétate d’uranyle (Pincus), qui ne convient que pour des quantités assez fortes de phosphore.