‹ Contribution à l'étude de l'anesthésie générale: Variations de l'adrénaline, de la cholestérine et des 'lécithines' dans les organes et dans le sang du cobaye sous l'influence des anesthésiques générauxChapitre 27 sur 44 · MAPS A · texte numérisé non relu

MAPS A

Signalons pour finir un travail de N.-V.-W.-R. BLOOR qui applique la néphélométrie à la détermination du phosphore en utilisant un réactif au molybdate de strychnine agissant sur le liquide provenant de la minéralisation de l’extrait éthéré. Nous renvoyons, pour plus de détails, au mémoire original. Notons toutefois que l’opalescence la plus satisfaisante est celle qui se produirait avec 0,03 mg. d’acide phosphorique dans 50 cc. de suspension finale, soit 0,15 mg. dans l’échantillon soumis. à l’analyse. Il faudra donc prendre des quantités de liquide qui contiennent approximativement cette quantité d’acide phosphorique.

Nous n’avons pas essayé cette méthode.

ARTICLE II

Technique suivie pour l’extraction et le dosage de ia Cholestérine

dans les tissus et dans le sang

1° Si les méthodes colorimétriques employées pour le dosage de l’acide phosphorique sont sujettes à caution, il n’en est pas de même pour le dosage de la choles- térine. La Méthode de GrIGaAuT (69) est devenue classique ; elle est simple, rapide, exacte; c’est pourquoi nous l'avons employée. Nous n’entrons pas dans les détails de cette méthode; elle est minutieusement décrite dans la plupart des manuels.

a) Dans les tissus. — Il faut désagréger un poids de tissu variant de 0 gr. 20 à 1 gramme (suivant la teneur

en cholestérine) par l'alcool à 70°, sodé, à la tempéra-

ture du baïin-marie. On chauffe jusqu’à ce que le tissu soit dissout et que le volume initial, 30 ce., soit ramené à 15 cc. Il faut surveiller de façon à retirer du feu si le liquide mousse trop, ce qui amènerait des pertes.

On introduit alors dans le cholestérimètre et on extrait la cholestérine à l’aide de FPéther qui, séparé (1), lavé et évaporé, laisse un extrait que l’on reprend par 5 cc. de chloroforme.

On pratique alors la réaction de LIEBERMANN (100), 2 cc. anhydride acétique, 3 gouttes de SO‘ et au bout d’une demi-heure on compare la teinte verte avec celle fournie par une solution chloroformique titrée de cholestérine dans les mêmes conditions (2).

Le procédé est exact.

Si l’on opère sur l’extrait alcoolique on prend 10 cc. et au lieu d’ajouter 13 cc. d’alcool sodé à 0,50 % on ajoute 3 cc. d’une solution d’alcool sodé, ces 3 cc. renfermant une proportion de soude égale à la quantité contenue dans 13 ce. d’alcool sodé à 0,50 %

b) Dans le sang. — Si l’on opère sur le sérum, on traite directement 2 cc. de sérum par 13 cc. d’alcool sodé. En 1913, une autre méthode colorimétrique a été proposée par AUTENRIETH et FUNK (3).

2° DosAGE PAR PESÉE A) Méthode de GRIGAUT (69).

Le principe consiste à détruire les combinaisons pro-

(1) Il faut avoir soin de ne pas agiter vigoureusement pour éviter l’émulsion du liquide ; faire couler simplement l’eau de lavage le long des parois.

(2) La lecture peut se faire soit par dilution, soit par comparaison des deux solutions au colorimètre.

(3) AUTENRIETH et Funk : Méthode colorimétrique. (Munich. Méd. Wochensch., 1913, n° 23, p. 1243.)

LC 'otes

téiques de la cholestérine par une saponification par- “tielle pratiquée directement sur le sérum.

B) Méthode de WiNpaus (1910) (177).

Elle met à profit la propriété que possède la digitonine de se combiner à la cholestérine pour former un complexe à peu près insoluble dans l’alcool à 95° froid.

Les éthers sont détruits par épuisement des organes au moyen de l’appareil de KUMAGAwWA (85).

C) Méthode de BErcuov (1923) (16).

Citons BErcHov dont le procédé de dosage de la cholestérine est basé sur la propriété que possède ce lipoïde de fixer les saponines.

Cette méthode ne paraît pas très exacte et est peu

employée.

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