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| Hu après 25 injec- | XXXI.| 10 » |osoo2s ) tions, soit après
| 08,062 par kilo- | gramme (1).
(1) Après avoir constaté que la vingt-cinquième injection n’amenait pas la mort, soit après une durée d’expérience de deux heures, nous avons arrêté l'essai.
Pour les doses fragmentaires supérieures à 02,007 par kilogramme, la mort arrive, évidemment, d'autant plus vite et pour une dose totale d'autant plus faible que la dose fragmentaire est
plus élevée. Ainsi avec 0#,0075 par kilogramme, la mort survient après une dose totale moyenne de 04,094 par kilogramme et un nombre d’injections de 12. Avec 0#,008 par kilogramme, on tue l'animal en onze injections, après une dose totale de 08,088 par kilogramme.
b. Pour la cocaine gauche, la survie de l’animal après 25 injections (expérience prolongée pendant deux heures) ne se produit qu’avec une dose fragmentaire de 0%,0025 par kilogramme. L'animal résiste, dans ces conditions, à l’intoxication produite par une dose totale de 02%r,062 par kilogramme (expérience n° XXXI). Cette même dose fragmentaire est pourtant capable de tuer l’animal en 22 injections, soit après une dose totale de 0#,055 par kilogramme (expérience n° XXX).
Pour les doses fragmentaires supérieures nous retrouvons les phénomènes signalés tout à l’heure : pour une dose de 0,003 par kilogramme, la mort survient, en moyenne, après 16 injections, soit après une dose totale de 02,048 par kilogramme. Pour une dose de 02,005 par kilogramme, la mort survient, en moyenne, après 12 injections, soit après une dose totale de 027,060 par kilogramme.
En résumé, nous pouvons dire que :
En injection unique (toxicité rapide) la dose léthale est la même pour les deux corps : 08,025 par kilogramme.
En injections répétées de minute en minute, la dose léthale est déjà plus grande pour la pseudo-cocaïne droite (0,051 par kilogramme) que pour la cocaïne gauche (08,025 par kilogramme). |
En injections répétées de cinq minutes en cing minutes (toxicité lente), les doses nécessaires pour tuer en moins de deux heures (temps choisi comme durée limite de survie) sont devenues plus grandes pour les deux corps ; mais cette dose léthale s’est accrue d’une façon bien plus nette pour la pseudococaïne droite (08,126 par kilogramme) que pour la cocaïne gauche (0%,055 par kilooramme).
Donc, pour l’un et l’autre corps, conformément aux essais de Hatcher et Eggleston, la toxicité diminue à mesure que croit le temps que nous laissons à l’organisme pour se défendre. Mais de plus, comme l’a aussi signalé Gottlieb, l'organisme résiste bien mieux à l’action de la pseudococaïne droite qu’à celle de la cocaïne gauche. La dose mortelle, en passant du rythme rapide au rythme lent, est devenue, pour le chlorhydrate de cocaïne gauche (0#,055- 08,025) deux fois plus grande ; pour le chlorhydrate de pseudo-
ne
cocaïne droite, elle est devenue (0#r,126-02r,025) 5 fois plus grande Nous pouvons donc dire que, si on laisse le temps à l'organisme de se défendre, il détruira sensiblement 2,5 fois plus vite la pseudococaïne droite que la cocaïne gauche.
Cette désintoxication, plus facile pour la pseudo-cocaïne droite, est déjà sensible dans les essais où les injections sont faites de minute en minute. Elle apparait encore dans le fait suivant, mis en évidence dans les essais où les injections sont faites de cinq en cinq minutes, avec des doses fragmentaires de pseudococaine droite de O02r,008 par kilogramme, les phénomènes convulsifs apparaissent dès la première injection et se répètent ensuite à chaque injection : avec des doses de 0%,007 par kilogramme, les convulsions n’apparaissent qu’à la seconde injection (soit avec 0%,014 par kilogramme), puis se répètent régulièrement toutes les deux injections ; enfin, avec des doses faibles de 0%,005 par kilogramme, les convulsions n'apparaissent plus qu’à la cinquième injection (soit avec 0%,025 par kilogramme) et se répètent ensuite, régulièrement, toutes les trois injections. Il faut donc, pour obtenir la dose convulsivante, mettre en jeu sensiblement trois fois plus de substance avec 02,005 par kilogramme qu'avec 0%,008 par kilogramme. Dans ce cas particulier, où les injections sont faites au même rythme de cinq en cinq minutes (de même d’ailleurs que si nous comparions les doses mortelles, dans les mêmes conditions), on voit apparaître particulièrement l’influence de la grandeur de la dose fragmentaire. Il est en effet naturel que la désintoxication se montre d’autant plus efficace qu’on laisse plus de temps à l'organisme pour se défendre et aussi qu’on utilise, pour l’attaquer, des doses plus faibles.
Ces phénomènes de désintoxication par l'organisme lui-même joueront, bien entendu, dans les essais cliniques d’anesthésie, et ceci d'autant plus que les doses mises en jeu seront relativement faibles. Nous devrons donc nous attendre, par le fait que le chlorhydrate de pseudococaine droite est plus sensible à la destruction par l’organisme que le chlorhydrate de cocaïne gauche, à une baisse dans l’activité relative du premier de ces corps et particulièrement à une diminution de son temps d'action. C’est, en effet, ce que nous avons constaté.
Rappelons-le : sur les nerfs sensitifs isolés (nerf sciatique de la grenouille et nerf lingual du chien), le chlorhydrate de pseudococaine droite est 2,6 à 3 fois plus actif que le chlorhydrate de cocaïne gauche (activité anesthésique absolue sur les voies sensitives