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médullaires du chien); les deux substances se montrent de même force anesthésique (activité anesthésique pratique clinique). Il est évident que ces différences s'expliquent, au moins en partie (1), par la sensibilité 2,5 fois plus grande du chlorhydrate de pseudococaine droite à la destruction produite par l'organisme.
Essais cliniques effectués avec la pseudococaïne droite pour mettre en évidence absence de pouvoir stupéfiant signalée par les auteurs étrangers.
M. le professeur F. Mercier, en collaboration avec le Dr Grouchmann, à publié, avec détails, une série d'observations cliniques sur l'emploi de la pseudococaine droite au cours du sevrage de quelques cocainomanes. Dans ces cas, on a cherché, d’abord, à remplacer le chlorhydrate de cocaïne gauche (cocaïne ordinaire) par le chlorhydrate de pseudococaïne droite, puis, dans une deuxième phase, on a cherché à diminuer peu à peu, puis à supprimer ladministration de ce dernier corps. Ces essais ont donné de bons résultats, qui peuvent être résumés comme suit :
19 La pseudococaïne droite ne provoque pas de troubles psychiques analogues à ceux produits par la cocaïne ordinaire. Dès qu'on la substitue à la cocaïne gauche, on note, en effet, la disparition des symptômes caractéristiques de lintoxication cocaïnique chronique : angoisses, anxiété, agitation, hallucinations visuelles aboulies, etc. De même, la pseudococaïne droite utilisée en dehors de la cure de désintoxication n’a produit ni euphorie, ni excitation. On peut enfin en cesser l'administration sans inconvénients après plusieurs jours de traitement. Elle n’engendre ni accoutumance, ni état de besoin.
Ces résultats confirment par conséquent les observations faites avec la psicaine par Beringer et Wilmanns, Gref, Kaftan, Joel et Frankel et Offermann.
20 La pseudococaïne droite peut être employée utilement dans la cure de désintoxication des cocainomanes. Dans les cas les moins favorables, elle permet de diminuer progressivement la dose quoti-
(1) On pourrait encore, pour expliquer ces différences, penser à la dissemblance d’action des deux corps sur la circulation et en particulier sur le calibre des vaisseaux. La cocaïne gauche, en injection, est assez fortement vaso-constrictrice, alors que la pseudococaïne droite semble l’être beaucoup moins (et serait même pour certains auteurs vasodilatatrice)., De ce fait, cette dernière substance peut être entraînée plus vite par le courant sanguin.
dienne de cocaïne, puis de supprimer complètement celle-ci. Le remplacement peut être fait d'emblée dans les cas favorables. Ni la substitution de la pseudococaïine droite à la cocaïne ordinaire, ni généralement la suppression de cette pseudococaïne ne s’accompagnent des phénomènes pénibles du sevrage : diarrhée, inappétence, transpiration, troubles nerveux.
Il semble donc que l’on puisse ajouter aux autres qualités expérimentales de la pseudococaïne droite l’avantage inappréciable qu’elle présente de ne pas être un stupéfiant. Non seulement elle ne provoque ni troubles psychiques objectifs ou subjectifs, ni accoutumance, ni assuétude, mais encore elle permet de pratiquer une désintoxication facile et rapide des cocaïinomanes.