‹ Contribution à l'Étude de l'Anesthésie Lombaire: En particulier par la Méthode de Jonnesco ou RachicocainisationChapitre 59 sur 62 · RAT CRE IN · texte numérisé non relu

RAT CRE IN

Dans nos observations personnelles, nous trouvons notée dans 10 cas seulement l'apparition de troubles cardio-pulmonaires,.sans qu'il soit possible de faire le partage des accidents cardiaques et des accidents pulmonaires. Dans presque tous ces cas d'ailleurs ces accidents ont été

légers et chez deux des malades en cause, l'existence de

lésions confirmées de tuberculose pulmonaire suffisait à

expliquer leur apparition.

Dans 2 cas seulement, M. HarmMAGRrAND a observé l'apparition d'accidents graves, ayant nécessité l'emploi

de la respiration artificielle.

3° Phénomènes postanesthésiques observés après

l'intervention

Parmi ceux-ci la céphalée est le plus fréquent. La céphalée peut être légère ; plus rarement elle est intense et peut se prolonger pendant plusieurs jours.

Dans nos observations nous la trouvons notée 37 fois soit dans plus de la moitié des cas ; 16 fois elle est restée légère et 21 fois on peut la qualifier de céphalée grave, soit du fait de son intensité, soit de celui de sa durée.

Les vomissements, plus rares que la céphalée, sont

lorsqu'on les observe, surtout fréquents dans les heures

qui suivent ; rarement on les observe après les 48 premières heures. Nous ne les trouvons signalés que 17 fois dans nos observations, soit un peu moins fréquemment

que la céphalée grave par rapport à laquelle ils évoluent

à peu près parallèlement.

RME put

Ces accidents semblent dûs à un trouble persistant de l'équilibre céphalo-rachidien et l'hypothèse d'une méningite aseptique invoquée par AuUBourG (1) nous paraît être ure pathogénie très voisine de la nôtre à cela près qu'on peut supposer l'existence de phénomènes esudatifs ou transsudatifs ; mais il n'en reste pas moins que ces accidents resteraient toujours liés à un phénomène mécanique, l'augmentation de tension intracraniorachidienne.

La rachislgie est un peu moins fréquente ; nous ne la trouvons signalée que 9 fois, soit dans 13 °/, des cas. Elle s'accompagne parfois de phénomènes paresthésiques irradiés dans les membres inférieurs, ceux-ci pouvant . d'ailleurs exister en dehors d'elle et être liés à une lésion mécanique produite par l'aiguille au moment de la ponetion. La rachialgie au contraire reconnaîtrait la même cause que la céphalée. ,

L'hyperthermie passagère et l'accélération parallèle du pouls, se produisant dans les heures qui suivent l'intervention, pour être maxima de 6 à 8 heures environ après elle et décroître ensuite rapidement, sont des phénomènes assez fréquents.

La rétention d'urine passagère a été observée dans quelques cas; sa fréquence est de 4 à 5 °/, d'après JoNNESco.

Enfin ïl faut citer ici les paralysies postanesthésiques qui seraient capables de se manifester plusieurs années

après l'intervention, bien que leur réalité puisse être mise

(1) AusourG. Rachicocaïnisation, Thèse de Paris, 1904-04.

NT ee pi Qi LT AAA à dot Con As 2 CEE TEE

ErRo ti

en doute. Nous n'avons jamais observé de paraplégie consécutive et tous nos malades rachianesthésiés ont été revus à plusieurs reprises depuis l'intervention. Et d'ailleurs, comment pouvoir affirmer qu'une paraplégie se manifestant chez un malade plusieurs années après une rachianesthésie est la conséquence de cette intervention ?

— Au rang des phénomènes postanesthésiques nous voulons placer enfin les modifications qu'apporte à la tension artérielle la rachistrychnostovainisation. Chez plusieurs de ses malades, M. le D' HaLmAGRAND a fait prendre la tension artérielle à l'aide de l'appareil de PACHOX avant, pendant et après la rachianesthésie. Le petit nombre d'indications que nous avons trouvé réunies à ce sujet dans nos observations ne nous permet pas de tirer des faits, des conclusions très nombreuses, ni très précises ; nous croyons pouvoir dire cependant que sous l'influence de la rachistrychnostovaïnisation la pression artérielle subit une baisse marquée, qui peut persister pendant plusieurs heures et qui porte à la fois sur la pression maxima et sur la pression minima, mais surtout sur la première. Lorsque l'injection rachidienne est accompagnée d’une injection sous cutanée d'adrénaline, la défail-

lance subie par la tension artérielle semble moins prononcée.

AR iles US A Lun GE CNE 6 A ES co TE AE \

Page 1