‹ Contribution à l'Étude de l'Anesthésie Lombaire: En particulier par la Méthode de Jonnesco ou RachicocainisationChapitre 58 sur 62 · ROUTES · texte numérisé non relu

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elle serait surtout fréquente chez les sujets affaiblis ou cachectiques.

Mais il est au cours de la rachistovaïnisation, des accidents autrement graves qui semblent dûs à l'action trop directe, trop intense ou trop prolongée de la stovaine sur le bulbe ; nous voulons parler des troubles du pouls et de la respiration qui sont heureusement amendés et rendus exceptionnels grâce à l'adjonction de la strychnine à la stovaine.

Le pouls est ordinairement ralenti, mais il reste normal comme fréquence et comme intensité; plus rarement, il est accéléré, atteignant 80 ou 90 pulsations. Le collapsus cardiaque est un accident tout à fait exceptionnel, la stovaine ayant une action élective sur les centres respiratoires. On ne l'observe guère que chez des sujets débilités ou atteints d’une lésion organique grave. 3

L'arrêt momentané de la respiration a été observé .par M. Jonxnesco dans 5 cas ; mais dans 3 cas sur 5 il s'agissait d'une poñction médio-cervicale faite avec une solution de stovoine atropine ; le ponction médio-cervicale et l’atro-

pine sont aujourd'hui complétement abandonnées. Dans un autre cas il s'agissait d'une ponction dorsale supérieure dans laquelle il avait été injecté 0.04 centigr. de stovaïne, dose que l'auteur reconnaît aujourd’hui comme trop élevée. Dans le 5° cas il s'agissait d'une ponction dorsolômbaire ; on avait injecté 0.06 centigr. de stovaïne ; mais 3 h. 1/2 avant l'intervention on avait procédé à une injection de scopolamine-morphine. M. Jonnesco conclut denc que dans tous ces cas, les accidents ont été dûs à une

erreur de méthode,

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