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Ces réserves faites au sujet de la soustraction possible d'une quantité variable de liquide céphalo-rachidien, cette soustraction étant jugée suffisante, l'opérateur bouche le pavillon de l'aiguille à l’aide de l'index de la main gauche; de la main droite, il s’arme de la seringue contenant la solution à injecter, et l'adaptant au pavillon de l'aiguille, 1l ne reste qu’à pousser lentement le liquide qu'elle contient, pour ne pas impressionner trop brusquement la substance médullaire.
Un détail intéressant de technique à signaler est le suivant : au moment de pousser l'injection, il y a intérêt à aspirer légèrement avec le piston de la seringue, afin de vérifier que la pointe de l'aiguille n’a point bougé et se trouve encore dans le liquide céphalo-rachidien.
Certains chirurgiens conseillent même de renouveler plusieurs fois la manœuvre qui consiste à ne pousser que partiellement le contenu de la seringue dans le canal rachidien, puis à aspirer du liquide céphalo-rachidien afin de réaliser un mélange plus intime de ce liquide avec la solution anesthésiante. |
La question de la position à donner au malade après l'injection a elle aussi fait l'objet de nombreuses controverses. Beaucoup de chirurgiens hésitent à placer immédiatement le malade dans le décubitus dorsal et recommandent de n’amener le malade dans cette position que progressivement en le soutenant par des coussins dans des positions de plus en plus déclives. ;
M. Duyarier recommande le décubitus latéral du côté à opérer. D'autres chirurgiens n'hésitent pas à placer le
malade en position de TRENDELENBOURG, manœuvre consi-
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dérée comme dangereuse par beaucoup d'auteurs, surtout lorsqu'elle est pratiquée immédiatement après la rachianesthésie. AussiLLOUx, dans sa thèse, déclare que cette” manœuvre ne doit être faite que vingt minutes au moins après l'injection.
M. Joxnesco recommande la pratique suivante dont il s'est toujours fort bien trouvé.
Lorsque l'injection est faite au point dorso-lombaire, si l'intervention doit porter sur les organes de l'étage supérieur de la cavité abdominale, sur le pelvis, le périnée, les organes génitaux externes ou les membres inférieurs, le NET
malade gardera la position assise pendant cinq à six
minutes, puis il sera mis dans le décubitus dorsal ; maïs les épaules resteront soulevées par un coussin assez épais, de façon à ce que la partie supérieure du thorax, la tête et le cou restent élevés et même si possible inclinés en avant.
L'injection ayant été faite au point dorso-lombaire, si l'intervention porte sur les viscères de l'étage abdominal supérieur (rein, pancréas, foie, estomac, rate, intestin) le malade garde la position assise deux à trois minutes, après quoi il est mis dans le décubitus dorsal, la tête, le cou et les épaules restant légèrement surélevés, mais beaucoup moins que précédemment.
Si au bout de cinq ou six minutes l'anesthésie paraît imparfaite, il y a lieu de placer le malade trois à quatre minutes dans la position de TRENDELENBURG, sans retirer le coussin-ou l’alèze roulée qui lui élèvent la tête au-dessus du plan de la table, après quoi il est ramené définitivement dans la position sus-indiquée.
Enfin, l'injection ayant été faite au point dorsal supérieur,