‹ Contribution à l'Étude de l'Anesthésie LombaireChapitre 13 sur 74 · ED FES · texte numérisé non relu

ED FES

dérée comme dangereuse par beaucoup d'auteurs, surtout lorsqu'elle est pratiquée immédiatement après la rachianesthésie. AussiLLoux, dans sa thèse, déclare que cette manœuvre ne doit être faite que vingt minutes au moins après l'injection.

M. JoxxEsco recommande la pratique suivante dont il s’est toujours fort bien trouvé.

Lorsque l'injection est faite au point dorso-lombaire, si l'intervention doit porter sur les organes de l'étage supérieur de la cavité abdominale, sur le pelvis, le périnée, les organes génitaux externes ou les membres inférieurs, le malade gardera la position assise pendant cinq à six minutes, puis 1l sera mis dans le décubitus dorsal ; mais les épaules resteront soulevées par un coussin assez épais, de façon à ce que la partie supérieure du thorax, la tête et le cou restent élevés et même si possible inclinés en avant.

L'injection ayant été faite au point dorso-lombaire, si l'intervention porte sur les viscères de l'étage abdominal supérieur (rein, pancréas, foie, estomac, rate, intestin) le malade garde la position assise deux à trois minutes, après quoi ilest mis dans le décubitus dorsal, la tête, le cou et les épaules restant légèrement surélevés, mais beaucoup moins que précédemment.

Si au bout de cinq ou six minutes l'anesthésie parait imparfaite, il y a lieu de placer le malade trois à quatre minutes dans la position de TRENDELENBURG, sans retirer le coussin ou l’alèze roulée qui lui élèvent la tête au-dessus du plan de la table, après quoi il est ramené définitivement dans la position sus-indiquée.

Enfin, l'injection ayant été faite au point dorsal supérieur,

ot.

si l'opération porte sur le thorax ou le membre supérieur, le malade reste assis deux à trois minutes, après quoi on le met dans le décubitus dorsal, la tête, le cou et le thorax légèrement inclinés en avant. Si l'on veut obtenir l'anesthésie de la tête et du cou, immédiatement après l'injection le patient est placé dans le décubitus dorsal, la tête un peu relevée si l'opération doit porter sur le cou, la tête reposant sur le plan de la table si l'opération doit porter sur la face ou le crâne. Si au bout de cinq minutes environ on constate que l’anesthésie de la tête et du cou n'est pas parfaite, on abaisse pour trois à quatre minutes la tête du malade au-dessous du niveau du reste du corps.

M. JoxNEsco considère, à juste titre d'ailleurs, que ces détails de technique, qui permettent pour ainsi dire au chirurgien de régler à sa volonté la marche et l'étendue de l'anesthésie, constituent un point capital dans l'apphcation de la méthode.

Page 1