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Ces réserves faites au sujet de la soustraction possible d'une quantité variable de liquide céphalo-rachidien, cette soustraction étant jugée suffisante, l'opérateur bouche le pavillon de l'aiguille à l'aide de l'index de la main gauche; de la main droite, il s’arme de la seringue contenant la solution à injecter, et l'adaptant au pavillon de l'aiguille, il ne reste qu'à pousser lentement le liquide qu'elle contient, pour ne pas impressionner trop brusquement la substance médullaire.
Un détail intéressant de technique à signaler est le suivant : au moment de pousser l'injection, il y a intérêt à aspirer légèrement avec le piston de la seringue, afin de vérifier que la pointe de l'aiguille n'a point bougé et se trouve encore dans le liquide céphalo-rachidien.
Certains chirurgiens conseillent même de renouveler plusieurs fois la manœuvre qui consiste à ne pousser que partiellement le contenu de la seringue dans le canal rachidien, puis à aspirer du liquide céphalo-rachidien afin de réaliser un mélange plus intime de ce liquide avec la solution anesthésiante.
La question de la position à donner au malade après l'injection a elle aussi fait l'objet de nombreuses controverses. Beaucoup de chirurgiens hésitent à placer immédiatement le malade dans le décubitus dorsal et recommandent de n'amener le malade dans cette position que progressivement en le soutenant par des coussins dans des positions de plus en plus déclives.
M. Dusarier recommande le décubitus latéral du côté à opérer. D'autres chirurgiens n'hésitent pas à placer le
malade en position de TRENDELENBOURG, manœuvre consi-