CONCLUSIONS
I. — L'anesthésie par l’éther est à l’heure actuelle la méthode de choix : la physiologie, l'étude clinique des malades, les statistiques s'accordent pour lui reconnaître une immense supériorité sur le chloroforme ou les autres narcotiques.
IT. — Cette supériorité résulte surtout :
De sa toxicité moindre (l'éther est trois fois moins dangereux que le chloroforme, (Julliard).
De la rapidité avec laquelle on peut endormir le malade (4 à 6 minutes) sans avoir à redouter la syncope laryngoréflexe à laquelle expose Le chloroforme employé à doses massives.
Des suites de l'anesthésie beaucoup moins graves avec l'agent que nous préconisons (absence de schok, pas de vomissements, pas d’albuminurie).
III. — Les contre-indications à l’éther sont beaucoup moins étendues qu’on ne le croit et que ne l'indique M. Chaput: les affections des voies respiratoires chroniques n’entraînent pas autant de dangers que semble le redouter cet auteur. Les affections aiguës ne contre-indiquent son emploi que d’une façon générale comme l'emploi de tout autre anesthésique d’ailleurs. Nous ne reconnaissons de véritable contre-indication que celle qui résulte des opéra-
tions à pratiquer suy la face où l'emploi d’un masque est de
toute impossibilité.