INTRODUCTION
L’anesthésie paravertébrale fut introduite en France, en 1914, par Pauchet et Sourdat, qui dans un livre intitulé Anesthésie régionale, décrivirent les techniques qu’ils employaïent et publièrent les merveilleux résultats qu’ils obtenaient de cette nou= velle méthode.
L'emploi de l’anesthésie paravertébrale est une acquisition toute récente de la chirurgie générale.
L'idée appartient à Sellheim qui en 190 réussit à anesthésier la paroi abdominale en poussant une injection tout contre le rachis, au niveau des cinq dernières paires dorsales et de la première lombaire : ses expériences n’aboutirent à aucun résultat pratique, vu l'insuffisance des drogues anesthésiantes qu’on possédait alors.
Ses méthodes reprises et modifiées par Kappis, dans sa clinique de Kiel, permirent à ce chirurgien de pratiquer après anesthésie paravertébrale, un certain nombre de laparotomies et d'interventions sur les voies biliaires : il employait pour la première fois une solution de novocaïne-adrénaline à 1,5 0/0.
Depuis, de nombreux travaux se sont succédés tant en France qu’à l’étranger, surtout en Allemagne et en Amérique ; et parmi les auteurs qui ont contribué au perfectionnement de la méthode nous devons citer : Lœven, Kappis, Fuisterer, Kræœnig et Siégal Kimpton, Allen, Pauchet, Sourdat, Labat.
L’anesthésie paravertébrale a reçu des applications multiples en chirurgie générale elle est couramment employée dans beaucoup d'interventions : à chaque segment anatomique du rachis, correspond un groupe de nerfs de même nom que les segments qui leur livrent passage. En adoptant une terminologie comparable, on divise la « paravertébrale en cervicale; dorsale, lombaire et sacrée, chaque segment ayant une technique qui lui est propre.
Au cours de notre internat dans le service du Dr V. Pauchet, nous avons eu l’occasion de pratiquer un grand nombre d’anesthésies paravertébrales. La thèse de Labat expose les avantages de cette méthode en chirurgie hépatique et gastrointestinale, Nous nous proposons de montrer les services considérables que peut rendre l’anesthésie paravertébrale cervicale dans la chirurgie du cou, particulièrement dans les interventions sur le corps thyroïde.
Nous n'avons pas l'intention d'analyser ou de commenter chacune des techniques préconisées ou employées par les nombreux auteurs qui ont travaillé la question. Nous nous arréterons seulement
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sur les points qui nous ont paru mériter une attention particulière. Nous décrirons brièvement ces techniques, ainsi que les modifications qui nous ont permis d'arriver aux meilleurs résultats. Nous résumerons dans un court chapitre les données anatomiques, et les précisions topographiques réclamées par cette méthode. Puis nous en exposerons les avantages et les inconvénients, en apportant les
observations les plustypiques, parmi celles qu’il nous a été donné de recueillir.