INTRODUCTION
Depuis le mois de janvier 1909, par conséquent depuis dix mois à peine, nous avons eu l’occasion d’observer dans le service de notre maître, M. le docteur Pagliano, à l’Hôpital de la Conception, huit malades atteints d’anévrisme de la crosse de l'aorte. Le fait seul de voir en un laps de temps aussi restreint, dans un service de médecine de soixante lits, ces huit cas d’anévrisme, méritait d’attirer l’attention. Il y a bien là une vérification de ce fait, que tout médecin ou tout étudiant fréquentant les hôpitaux a pu constater, et qui consiste en ceci : certaines maladies se présentent dans les services par séries.
C’est donc cette série d’observations. d’anévrismes de
la crosse de l’aorte que, sur les indications et sur les conseils de notre maître, M. le docteur Pagliano, nous relatons. Certaines particularités cliniques, que nous nous efforcerons de mettre en relief, rendent ces observations intéressantes,
Il nous a paru bon de faire précéder les observations d’un résumé d’ensemble des signes classiques de l’anévrisme de la crosse de l’aorte : c’est ce qui fera l’objet du chapitre premier. Dans le chapitre second, nous grouperons tous les signes de l’anévrisme de la crosse, que les traités classiques ne donnént pas et que nous appellerons les petits signes de l’anévrisme de la crosse de l’aorte. La littérature médicale est riche à ce sujet. Nous relaterons les observations dans le chapitre troisième. Dans le chapitre quatrième, nous ferons part des réflexions cliniques que nous aura suggérées l'étude de ces différents cas. Et. enfin, nous exposerons nos conclusions, é
Mais, avant tout, il est pour nous-un devoir bien doux à remplir : à tous nos maîtres des Hôpitaux de Marseille et de l’Ecole de Médecine qui ont contribué à notre instruction médicale, nous adressons nos plus vifs remerciements. Nos remerciements s'adressent tout particulièrement à M. le docteur Pagliano, médecin des Hôpitaux, de qui nous avons eu l’honneur et le plaisir d’être l’interne, et qui nous à inspiré l’idée de ce travail. Dans son serviee, où tous ceux qui désirent s’instruire sont accueillis avec bonté, nous avons largement puisé aux sources d’un enseignement fécond et sûr.
Monsieur le docteur Darcourt, chef du service radiothérapique et radiographique à l'Hôpital de la Conception, ne nous a ménagé ni ses conseils, ni son temps, ni sa peine. Scrupuleusement, il a procédé à l’examen radioscopique de tous nos malades : il les à ensuite radiogr: dire
et c’est la photographie de cette épreuve radiographique que nous produisons au cours de notre travail. Ses conserls nous ont été d’un grand secours pour l’interprétation des diverses épreuves. Bien sincèrement, nous l’en remercions. s
Monsieur le docteur C'assoute, médecin des Hôpitaux, de qui nous avons été l’interne, a bien voulu nous faire entrer dans cette œuvre si utile et si intéressante qu est l'Œuvre des Nourrissons : qu’il soit ici remercié, car nous avons acquis là de sérieuses connaissances médicales aù point de vue pédiâtrique. Nous adressons notre souvenir au personnel médical, à M. l’Agent Général, ainsi qu'aux Dames patronesses de l'Œuvre, en qui nous avons toujours trouvé des collaboratrices dévouées.
Nous n’aurons garde d'oublier nos camarades d’internat, en compagnie desquels nous avons passé des heures si agréables, et dont certains sont devenus pour nous de véritables amis. <
Monsieur le professeur Rauzier nous a fait le très grand honneur d’accepter la présidence de notre thèse : qu'il recoive ici l’assurance de notre profonde gratitude.