‹ Contribution à l'étude de l'angle de déclinaison de l'humérusChapitre 3 sur 11 · A MON PRÉSIDENT DE THÈSE · texte numérisé non relu

A MON PRÉSIDENT DE THÈSE

M. LE PROFESSEUR TESTUT

Hommage de respectueuse reconna issance

sr LT

PRÉEACGE

Le sujet de ce travail est l'étude de la variation de l'angle de déclinaison de l’humérus à l’état pathologique.

L'étude de l'angle de déclinaison de l’humérus n’est pas nouvelle, car les premiers travaux qui s’y rapportent remontent à trente cinq ans. Mais, si l'angle de déclinaison a été maintes fois l’objet d’importants mémoires, il n’a été considéré que sur des humérus normaux et les auteurs de ces mémoires se sont principalement placés au point de vue anthropologique ou scientifique pur. Tout différent est le but que je me propose. Je vais chercher à étudier les variations qu'éprouve cet angle de déclinaison sur des os atteints de lésions, soit inflammatoires, soit traumatiques.

S'il est facile, pour étudier l’angle dont je parle, d’avoir recours à des os normaux appartenant à des

sujets dont on peut connaitre le sexe, l’âge, et, jus-

RARES CS qu’à un certain point, les antécédents pathologiques, il n’en est malheureusement pas de même quand on s'adresse aux musées ou aux collections pathologiques. On y trouve bien, à la vérité, des humérus atteints de diverses lésions, mais on pourrait avancer que c'est avec un soin jaloux qu'on ne conserve que bien juste la partie de l’os qui est atteinte, sacrifiant l’épiphyse inférieure si c’est l’épiphyse supérieure qui est intéressante, et vice versä, sacrifiant et rejetant même comme inutiles, et sans aucune pitié, les deux épiphyses, si la lésion n'intéresse que la diaphyse. Or, la suite de ce travail démontrera l’absolue nécessité de n’opérer que sur des humérus entiers. On comprendra donc que je n’aie pu trouver à examiner que les six pièces pathologiques que je décrirai, et que, vu le nombre restreint de ces pièces, je n’aie pas pu obtenir de leur examen tous les résultats que j'étais en droit d'en attendre. C’est présisément là l’idée nouvelle qui m'a engagé à entreprendre ce travail, car si on consulte les traités, même les plus récents, de pathologie chirurgicale, on y trouve les résultats d’investigations consciencieuses et de recherches prolongées sur toutes les complications ordinaires des fractures, mais, quant à la variation pathologique de l’angle de déclinaison, pas un mot. Je m'empresse d’avouer que je n'ai pas la prétention, avec d'aussi maigres documents, d'avoir définitivement fixé la question, mais j'ai signalé la route, j'ai ouvert la voie que d’autres plus heureux pourront peut-être parcourir jusqu’au bout.

Je suivrai la marche suivante. Après quelques

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{ lignes consacrées à l'historique de la question, je décrirai l'instrument de Broca, le tropomètre, et, après avoir exposé son maniement, j'en indiquerai les inconvénients; je parlerai ensuite du trepsimètre, instrument plus simple et plus facile à manier. Ces deux instruments étant connus, j'exposerai les résultats que j'ai obtenus avec le trepsimètre sur des os normaux, et je terminerai en décrivant, avec tout le soin possible, les six pièces que j'ai pu me procurer.

Je dois au préalable remercier M. le professeur agrégé Jaboulay, à qui appartient l'idée première de ce travail. C’est de lui qu'émane tout ce qu'on voudra bien trouver d'utile dans cette thèse ; son esprit critique et ses judicicux conseils m'ont été d'un très grand secours, et c'est avec une bienveillante sollicitude qu'il m'a guidé pas à pas dans cette étude.

M. le professeur R. Tripier a bien voulu m’autoriser à rechercher dans les collections de son laboratoire les pièces qui pouvaient m'être utiles; je lui en suis profondément reconnaissant.

J'ai contracté envers M. le professeur Testut une dette de reconnaissance et c’est avec un empressement légitime que je saisis l’occasion qui m'est actuellement offerte de la reconnaitre. L’anatomie étant considérée à juste titre comme la base fondamentale de la médecine, c’est à la clarté et à la précision de son enseignement, dont j'ai eu la bonne fortune de bénéficier, que je dois d’avoir pu mener mes études à bonne fin. Mais il est une chose qui a bien plus de prix à mes yeux, c'est la sympathique bienveillance qu’il m'a témoignée au début de mes études et qu'il a

ro bien voulu me continuer jusqu’à la fin. Il à bien voulu présider ma thèse ; je me rends compte de l’honneur qu’il me fait et je Le prie d'accepter la dédicace de mon travail, tout imparfait qu'il soit. ù Je dois enfin des remerciements à mes amis Gharles Berruyer et Emile Gallois, externes des hôpitaux ; le premier, en mettant à ma disposition un talent véritablement trop modeste, et trop rare parmi nos condisciples, m’a permis d'illustrer mon travail d’une série de figures qui en rendent le texte plus intelligible ; dût sa modestie en souffrir, je lui en exprime toute ma gratitude. Les connaissances mathématiques du second m'ont puissamment aidé dans les descriptions d'appareils où, sans elles, tout n’eût été qu’obscurité et confusion.

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