‹ Contribution à l'étude de l'angle de déclinaison de l'humérusChapitre 5 sur 11 · ER · texte numérisé non relu

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symétriques, des pas de vis fins, dans lesquels se meuvent deux vis en sens opposés, de telle sorte que ces vis, terminées en pointes acérées, peuvent être amenées au contact. La projection de ce point de contact des deux vis est précisément le centre du cercle gradué fixé à la table et la projection de la ligne constituée par le centre des vis est le petit diamètre de la table. L'appareil comporte également l'emploi d'un arc à pointes de Broca.

Pour appliquer le trepsimètre à la mesure de la torsion de l’humérus, on place le support à une hauteur telle que l'os se trouve, une fois fixé, à quelques centimètres au-dessus de la table, de façon à permettre à l’arc à pointes, appliqué à l'extrémité inférieure, de se mouvoir librement. Les vis des bras du support étant suffisamment écartées, de manière à laisser librement passer la tête humérale, ces vis sont peu à peu rapprochées de façon à saisir la tête humérale et à maintenir l’os suspendu en l'air. Les deux vis doivent être rapprochées chacune d’une quantité égale, et ce résultat peut être très facilement et très exactement obtenu en comptant les tours de vis.

Comme dans la manœuvre du tropomètre, celle du trepsimètre exige des points de repère pris sur l'os. Pour l’humérus, le seul os dont je m'occupe ici, quatre points doivent être choisis, deux pour l’épiphyse supérieure et deux pour l’épiphyse inférieure. Les deux points de repère de l'épiphyse supérieure sont, l’un le pôle de la calotte sphérique constituant la surface articulaire ; l’autre, un point situé sur une même ligne horizontale avec le premier et pris sur

la partie saillante qui sépare la surface d'insertion du muscle sus-épineux des surfaces d'insertion des muscles sous-épineux et petit rond. Les deux points de repère de l'épiphyse inférieure sont, l’un, externe, le point le plus saillant de l'épicondyle ; l'autre, interne, le point le plus saillant de l’épitrochlée.

L’os étant fixé dans le trepsimètre et suspendu en l'air par les deux vis des bras du support appliquées aux points de repère de l'extrémité supérieure, un arc à pointes de Broca est appliqué aux points de repère de l'extrémité inférieure et la tige mobile de l'arc à pointes correspond à une division du cercle gradué qu’il suffit de lire pouravoir l'angle de torsion cherché.

J'ai constaté, au cours de mes recherches, et pour obtenir des résultats comparables, qu'il était préférable de placer l’os dans sa position naturelle, l’épiphyse supérieure étant maintenue dans les bras du support, l'arc à pointes étant appliqué à l'épiphyse inférieure, la face postérieure de l'os regardant l’observateur et son bord antérieur regardant le pied du trepsimètre.

En examinant attentivement les deux appareils que j'ai décrits, le tropomètre et le trepsimètre, et en étudiant leur valeur comparative, on peut se convaincre que de grands avantages peuvent être concsdés au second sur le premier. 1° Le maniement du trepsimètre exige moins d’habileté manuelle, et, comme je l’ai fait observer précédemment, c'est à la délicatesse de la manœuvre du tropomètre qu'il faut attribuer l’apparente contradiction qu'on rencontre

chez les divers observateurs ; 2° le tropomètre exige trois points de repère par épiphyse, un destiné à l'appareil, deux destinés aux arcs à pointes; 3 ces trois points de repère sont arbitrairement déterminés et souvent difficiles à trouver d’une manière suffisamment exacte; 4° à moins d'opérer par tâtonnements prolongés, l’axe de l’os ne tombe pas sur le centre du cercle gradué.

Dans le trepsimètre au contraire, le maniement de l’appareil est simple. Deux points de repère seulement sont nécessaires pour chaque épiphyse, et ces points sont déterminés d’une manière suffisamment exacte pour pouvoir être retrouvés constamment et sur tous les os, même les os pathologiques, ce qui permet d'obtenir desrésultats comparables. Par suite de la construction même de l'appareil, l’axe longitudinal de l’os tombe sur le centre du cercle gradué. Enfin, un seul arc à pointes est nécessaire, celui de l'extrémité inférieure, car les vis qui maintiennent l'os suspendu par son épiphyse supérieure jouent le rôle d’arc à pointes pour cette épiphyse.

Mes recherches ont porté sur quarante et un humérus. J'ai eu soin de varier autant que possible les conditions des expériences, cherchant à varier les côtés, les sexes etles âges. Le tableau suivant indique les résultats que j'ai trouvés. Je dois faire remarquer que tous les os mesurés sont normaux et que l’angle trouvé est l’angle supplémentaire de la torsion des Allemands. L’un des côtés de l’angle est toujours constitué par le petit diamètre du cercle; si l'Autre côté de l'angle est situé en avant de ce diamètre, je dis que l'angle est antérieur; si l’autre côté de l’angle est situé en arrière de ce diamètre, je dis que l’angle est postérieur.

Angle postérieur de 24 degrés, os gauche, femme, 18 ans. — ne droit, femme, 11

— 2è gauche, homme, 30 — e1 gauche, femme, 30 — 13 gauche, femme, 18 — 12 droit, femme, 18 — 12 gauche, homme, 18 __… 11 gauche, homme, 18

gauche, femme, 30 droit, femme, 18 droit, homme, 60 droit, homme, 30 gauche, femme, 14 gauche, femme, 62 droit, homme, 15 droit, homme, 50 droit, homme, 65 gauche, femme, 65 — droit, homme, 14 — droit, femme, 35 = droit, femme, 30 — gauche, femme, 30 — gauche, femme, 35 — gauche, femme, 35 ar droit, homme, 25 — droit, femme, 13 = droit, homme, 18 — droit, homme, 60 = droit, homme, 25 = droit, homme, 50

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