‹ Contribution à l'étude de l'anorexie mentaleChapitre 10 sur 22 · FAURE PANNES · texte numérisé non relu

FAURE PANNES

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Ce sont des troubles qui commencent avec le début de la maladie. Tantôt ce sont des troubles dyspeptiques ou que l’on pourrait rattacher à une appendicite chronique, tantôt ils pourraient être pris pour un ulcère du pylore, une colite spasmodique, ou une cholécystite.

Les vomissements sont très fréquents, souvent provoqués par la malade au début pour évacuer l’aliment qu’on l’a forcé à prendre, ils deviennent par la suite

spontanés et peuvent simuler une sténose du pylore.

Mais ces troubles digestifs sont fonctionnels non organiques. La radiographie n’a jamais pu en confirmer l'existence et les interventions, lorsqu'elles ont été pratiquées. n’ont pas amenés de guérison, ni même d’amélioration. Ces malades à la suite de multiples opérations inutiles, deviennent, comme disait DIEu- LAFOY : de véritables balafrés.

Mais il faut insister sur ces troubles digestifs car ils ont pu inciter certains médecins, résistants devant leur nature, à faire réduire encore une ration alimentaire déjà très suffisante.

La conséquence de cette anorexie et de ces troubles digestifs sera un amaigrissement, continu, progressif, “parfois très intense, pouvant être aussi accentué que celui de la maladie de SIMMONDS.

Mais contrastant avec cet amaigrissement affolant,

et s’opposant à la lenteur, la somnolence, la paresse de la maladie de Simmonps, la malade atteinte d’anorexie mentale est euphorique. À l’anxiété de ses parents elle oppose une heureuse tranquillité. Et pour prouver qu’elle se sent très bien, pour donner un démenti à ses parents, elle déploie une activité intense, anormale. Elle pratique des sports qu’elle ne connaissait pas encore, elle se livre à de nombreux travaux; toujours en action et en mouvement elle ne ressent aucune fatigue, elle dort peu et se repose rarement. Puis la peau et les phanères sont atteints. Plus importante est l’aménorrhée, à peu près constante et totale. Certaines de ces malades n’ont jamais été réglées, leur anorexie et leur amaigrissement s’étant installés à l’époque de la puberté, ou bien elles ont vu disparaître progressivement leurs règles alors que s’installaient les troubles de l’état général, tandis que dans la maladie de Simmonps il s’agit d’un arrêt des règles. Elles ont été soumises à des traitements opothérapiques prolongés sans résultat appréciable avant que l’attention fut suffisamment attirée sur leur anorexieé. La question est alors de savoir s’il s’agit là d’une simple réaction de défense ou « une manifestation de carence glandulaire d’origine alimentaire » comme le pensent LoEPER et René Fau, ou comme le pensent certains est-ce l’insuffisance ovarienne le point capital

du syndrome ?

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