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Mais fait important, dans la grande majorité des cas la température reste normale, caractère important pour différencier au début ce sujet amaigri, d’un bacil-
laire.
Les autres symptômes sont ceux que l’on peut ob-
server dans toute affection hypophysaire — acromégalie, nanisme, infantilisme ;
— altérations métaboliques — parfois association de diabète insipide prouvant le trouble du métabolisme de l’eau.
— souvent hypoglycémie à jeûn; avec sensibilité exagérée à l’insuline.
— abaissement de 10 à 30 % du métabolisme basal.
Habituellement altération des autres glandes : thyroïde, parathyroïde, surrénales, pancréas; mais surtout comme nous l’avons dit : atteinte des ovaires et des testicules.
L'évolution se fait lentement vers la mort; May et ROCERT ont pu les décrire ainsi : « Profondément émaciés, vieillis avant l’âge, incapables d'efforts, ces sujets traînent une existence lamentable et c’est à peine un vivant que la mort vient délivrer ».
Parfois sous l’influence du traitement antihypophysaire la guérison survient, soit définitive, soit quel-
quefois malheureusement temporaire.
L’anatomie pathologique montre qu’il existe souvent des lésions très spéciales dont la plus caractéristique est l’atrophie du lobe antérieur de l’hypophyse. Pour la plupart des auteurs il s’agirait d’une sorte d'insuffisance hypophysaire secondaire à l’hypertro-
phie contemporaine de la grossesse.
Macroscopiquement la glande pèse environ 20 à
30 grammes à peine la moitié de son chiffre normal.
Histologiquement on trouve parfois une sclérose
atrophique parfois l’hypophyse est intacte.
Le traitement surtout actif au début, consiste en injections intra-musculaires d’extraits actifs de lobe antérieur d’hypophyse. Il doit être poursuivi longtemps et l’on aura avantage à y associer les autres opo-
thérapies; suivant les glandes atteintes.
Aïnsi décrite et délimitée la maladie de Simmonps est une maladie rare dont il y a peu de cas dans la
littérature. ,
Nous décrirons maintenant les caractères principaux de l’anorexie mentale, psychique, en insistant sur les nuances cliniques qui nous serviront à la différencier d'avec la Maladie de SimmMonps, et à en prouver autonomie que certains auteurs auraient voulu lui
enlever.
Le début est en général insidieux, lent. La plu-
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part du temps chez des jeunes filles de 15 à 20 ans, et souvent chez l’enfant unique, choyée, très entourée. En général il s’agit d’une jeune fille bien portante qui réduit progressivement son alimentation; soit en refusant de prendre certains mets, soit en réduisant
globalement sa ration alimentaire.
D’autres fois il s’agit d’un régime suivi trop stric-
‘tement ou pendant trop longtemps. |
Parfois il y a une cause déterminante ou favorisante : soit une période de surmenage, soit un choc affectif, une émotion sentimentale (chagrin d’amour et psychose de Mile PAscaL), ou bien un interrogatoire patient et approfondi parvient quelquefois à en faire avouer la cause; souvent on pourra noter chez ces jeunes malades une tentative de chantage sur leur entourage; ou bien ce sera un souci esthétique poussé à l’extrême, jeune fille voulant garder « la ligne » et provoquant un véritable état psychopathique aigu, que
les Américains ont décri sous le nom de gordophobie.
On peut ainsi rapprocher l’anorexie mentale des névroses dysphagiques et même du cardiospasme idiopathique (Thèse de Minor 1939).
Interrogé sur sa conduite, la jeune fille invoque les excuses les plus futiles. Si l’on insiste, elle dit ne pas trouver son état anormal, elle affirme n’avoir pas be-
soin ni possibilité de manger, « elle n’a pas faim ».
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Elle reste insensible aux prières, aux supplications ou aux menaces. Ou bien elle donnera une apparence d'alimentation, et alors elle deviendra une mythomane ou fera de la pathomimie; elle cherche à gagner du temps, à apaiser la surveillance, à la tromper, à éviter les discussions qui lui sont désagréables. Elle se livre très peu; elle a une tendance nette à la dissimulation, à la fraude, surtout par un certain besoin de susciter l'intérêt, de se poser en victime devant l’incompréhen-
sion familiale.
Son entourage s’inquiétera, la conduira à un médecin, puis devant la résistance de cette anorexie à toute thérapeutique banale, à d’autres. Mais la malade semble, assez heureuse de l’intérêt porté à sa maladie, et par suite elle aura tendance à exagérer cette maladie et à réduire encore son alimentation. Un tableau encore plus particulier se trouve réalisé par la macropsie : l’anorexique se trouve énorme, bouffie; elle trouve les membres de sa famille trop gros, mangeant
trop.
On retrouve donc bien, dans la plupart des cas un terrain psychique, spécial à l’origine de ces troubles et pouvant aller jusqu’à une débilité mentale
constitutionnelle nette.
Mais les troubles digestifs occupent dans l’histoire
de l’anorexie mentale une place importante.
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