‹ Contribution à l'étude de L'Anorexie Nerveuse du NourrissonChapitre 7 sur 20 · MER RE · texte numérisé non relu

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de la tétine ; on l’enlève, et le biberon représenté à nouveau est repoussé avec dégoût, où bien, alors, après quelques 2orgées, 1l est à nouveau délaissé, sans motif.

On essaie de remplacer le lait Lepelletier par du lai bouilli, et pour plus de sécurité on emploie le lait de la Belle- Etoile. Le résultat n'est pas meilleur ; aussi, en 2 mois, l'enfant ne prend que 5 grammes en moyenne, et, le 11 avril 1912, à un an, elle pèse 8.000 grammes.

On essaie aussi la farine lactée à l’eau, au lait, ete, elle est acceptée au début, puis délaissée.

On met un jaune d'œuf dans le premier biberon du matin; le tout est absorbé quelquefois, mais, en somme, la quantité quotidienne de lait diminue graduellement.

Cependant le bébé se développe ; à 13 mois, elle a 9 dents; elle ne se plaint de rien.

On lui offre des croûtes de pain qu'elle accepte, mais n2 veut pas de bouillie, ni sucrée, ni salée. On essaie le bouillon de légumes, le bouillon de poulet : quelques cuillerées sont prises, le reste repoussé.

À 16 mois, l'enfant marche seule ; elle est gaie, dort bien, mais ne vit que de croûtes de pain et à peine 300 à 409 grammes de lait par jour.

On veut lui faire absorber de force la bouillie ; elle se débat, lutte, recrache, ef sort de ces tentatives, fatiguée, laissant la famille découragée et lasse.

On essaie de tous les artifices ; on fait boire au verre, à la cuiller, dans une pièce obscure, par une main étrangère ; parfois le biberon du soir est absorbé en partie, l'enfant étant à moitié endormie.

On ajoute quelques gouttes de vin rouge au bouillon de poulet, ce qui en fait accepter à plusieurs reprises.

Mon maître, le Docteur Guinon, examine l'enfant vers le 15 octobre 1912. Surpris de voir l'état général bon, la viva-

ARS À'ARELS

eité du sujet, le manque d’embonpoint et non la maigreu” qu'il s'attendait à trouver dans ces conditions, il ne peut croire à celte anorexie qu'il croit exagérée et prend lenfant dans son service.

Elle entre le 20 octobre, salle Labric ; on ne constate chez elle rien d'anormal, aucune tare. Elle est très calme, sauf quand on s'approche d'elle pour lexaminer. Elle refusa ioute alimentation. On Jui présente à la fois du lait et du Banvuls : elle repousse le premier verre et saisit l’autre.

On fait quelques lavages d’intestin qui ramènent des matières volumineuses ef dures. Puis on essaie successivement et sans succès : la solution chlorurée alcaline, là soupe de viande, les farines lactées. L'enfant continue à dépérir et pèse à peine 9 K. 500. On lui fait des injections d’eau de mer: elle fait de la rétention chlerurée et devient bouffie.

Enfin, on la gave: 1° avec du lait: 4 heures après, la sonde introduite pour un nouveau gavage, ramène des grumeaux volumineux et durs qui bouchent ses orifices ;

2° Avec la soupe de viande : I se produit dans l’estomas des glaires épaisses qu'on ramène avec la sonde au gavage SUIVANt ;

3° Avec la bouillie Fanfan: La digestion se fait bien, cependant, quelquefois, le vomissement à lieu peu de temps après le gavage.

L'enfant se mel à tousser ; Ia température atteint 38°4 ; on la rend à sa famille, le 30 octobre, atteinte d’une forte bronchite,

Elle ne lient plus Sur ses jambes ; elle tousse sans arrêt et la fièvre persiste ; le gavage est devenu difficile parce que la foux survient en même temps et facilite le vomissement.

On ne peut la nourrir à la bouillie Fanfan, bien insuffisante à 18 mois. Le lait n’est pas digéré assez vite.

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