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dien (1), rarement elle porte sur ceux de la respiration. Cette contracture musculaire est presque toujours bilatérale, très rarement unilatérale; l'examen laryngoscopique permet de voir l’écartement des cordes vocales et leur impossibilité de se rapprocher sous l'influence des efforts de phonation.
Les aphasiques au contraire peuvent la plupart du temps prononcer un ou deux monosyllabes, quelquefois un ou deux mots, et cela avec la plus grande netteté au point de vue de l'intensité du son.
Lewy, dans sa thèse de 1900, a bien décrit l'alalie idiopathique de Coën survenant uniquement chez les enfants de 3 à 12ans, disparaissant presque toujours bien avant l’âge adulte ; aussi n'y a-tl pas lieu de l’envisager dans le diagnostic différentiel de l’aphasie hystérique.
Tous ces troubles de la parole, bien différents au point de vue clinique, ne constituent pas les seules causes d’erreur.
Il en existe encore et particulièrement le mulisme hystérique inconnu dans l'histoire médicale avant 1885 et bien décrit à cette date par Charcot. Raymond et Janet le distinguèrent plus tard de l’aphasie et tracèrent deux tableaux cliniques différents.
En 1904, M. Saupiquet, dans une thèse fort documentée d’ailleurs, soutenue à Lyon, conclut ainsi :
« Pourquoi refuserions-nous au mutisme, qui se rapproche tellement de l’aphasie hystérique, droit de cité dans le cadre nosologique de cette dernière affection pour le seul fait que les malades qui en sont atteints ne prononcent aucun son articulé ? »
(1) Smith. — Fonclional aphonia of six and half years duration (Med. Press and Circul., 1873).
Erreur grave, car sile mutismeétaitun degré de l'aphasie, la confusion du mutisme presque toujours d’origine hystérique avec l'aphasie organique serait possible et les conséquences de ce diagnostic faux pourraient être fächeuses.
€ Un aphasique, disênt MM. Raymond ét Janet, a presque toujours conservé quelques mots qu'il peutprononcer, et d'autre part il présente presque toujours des troubles de laudition des mots, dans la lecture, dans l'écriture. Vous ne trouverez rien de semblable iei : dans le mutisme au contraire la malade n’essaie pas de prononcer, comme les aphoniques, un son quelconque, de remuer les lèvres d'une façon quelconque. Elle paraît avoir complètement oublié l'usage de la bouche et des lèvres dans la parole. C'est d’ailleurs surtout cette attitude qui distingue le mutisme de l’aphasie proprement dite. D'autre part la malade ne présente absolument aucun autre trouble du langagé en dehors de celui-là. Elle entend tout admirablement, elle Hit correctement et fait tous les mouvements qu'on demande par la parole ou qu’on lui indique par écrit. Elle écrit très bien, soit qu'elle écrive spontanément pour exprimer ses pensées, soit qu'elle écrive sous la dictée ou en copiant un texte imprimé ou écrit. Elle est méme très disposée à écrire, et, comme l'avait remarqué Charcot à propos de $a malade, elle se précipite sur un papier et un crayon pour répondre par écrit aux questions sans essayer de parler. »
Sans doute cette dernière raison, comme le dit Justement M. Saupiquet, ne saurait exister lorsqu'ils’agit de mutisme ‘compliqué d'agraphie ; n'empêche qu'il existe des cas de mutisme non compliqué d’agraphie, etce sont les plus fréquents.
« Il ne reste, ajoute-t-il, entre le mutisme et laphaste
RAA RE qu'une séule différence, c’est que dans le cas de mutisme je malade est incapable d’articuler un mot, tandis que dans les cas d’aphasie il peut prononcer quelques sons articulés, quelques mots souvent fabriqués par lui-même ; l'un prononcera ah ! oui .… l’autre réver réver …
» Cette unique différence est-elle assez considérable pour nous permettre d'établir une distinction nette et absolue entre ces deux ordres de faits ? »
Non assurément, et M. Saupiquet le dit bien, mais l’exemple choisi existerait-il parmi tant d’autres? Constituerait-1l à lui seul le type parfait du mutisme hystérique ?
Si nous en Jugeons par les quelques observations qui vont suivre, le mutisme hystérique de M. Saupiquet ne serait qu'un hybride, un état intermédiaire entre l’aphasie et lemutisme hystérique tel qu'il se présente chiniquement; car ce qui caractérise le mutisme hystérique, ce n’est pas seulement l'absence de toute complication telles que la
surdité verbale ou la cécité verbale, l'impossibilité de
prononcer non seulement un mot, mais d'émettre un son, c'est encore et surtout le défaut de tout effort, de toute volonté, comme on le verra dans les faits suivants :
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