‹ Contribution à l'étude de l'aphasie hystériqueChapitre 20 sur 26 · DR PE SE · texte numérisé non relu

DR PE SE

OBsERvVATION VIII

(Due à l'obligeance de M. le docteur Bousquet, chef de clinique

de M. le professeur Carrieu)

Mutisme hystérique

Mlle X.., 17 ans, sans profession.

Anlécédents héréditaires. — Père et mère en bonne santé. Un frère en bonne santé.

Antéeédents personnels. — À 12 ans fluxion de poitrine. Jamais de crises nerveuses, n'est pas parliculièrement sensible ou impressionnable. Réglée à 14 ans, les règles sont d'ordinaire douloureuses. Je vois la malade pour la première fois, le 29 novembre 1905.

Maladie actuelle. — Depuis trois jours, céphalalgie surtout frontale, insomnie, affaissement, un peu de courbature, une épistaxis il y a deux jours. La malade a perdu l'appélit, est constipée, mais elle ne souffre pas du ventre. A l'examen, la langue est saburrale, mais rouge à la pointe, le ventre un peu douloureux à la pression des deux fosses iliaques. Le foie et la rate sont de dimensions normales, le cœur ni l'appareil respiratoire ne présentent de modifications pathologiques. La température est à 39%, le pouls à 116, régulier, bien frappé.

Il s'agit probablement d’une fièvre typhoïde au début. Je conseille:

1° Régime liquide ;

2% Purgation le lendemain ;

3° 2 cachets de pyramidon et bromhydrate de quinine pour calmer le mal de tête.

30 novembre.— Taches rosées abdominales, les règles sont venues aujourd'hui très en avance, la céphalalgie est moindre, mais la température atteint ce soir 404. Epistaxis abondante.

Traitement : 4 bains à 30° refroidis à 28°. Potion Lonique.

LP. A se

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