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OgservarioN XVII (Ch. Féré, Revue de Chirurgie, 1899).
Accidents cérébraux. — Rétraction de l’aponévrose palmaire. Rétraction plantaire. — Autopsie.
P... Noël, 58 ans, entré à Bicêtre en août 1898, dans un état d’affaiblissement intellectuel, consécutif à des ictus cérébraux répétés.
Depuis de longues années, se plaignait de raideurs dans les mains et les pieds : on l’accusait de paresse.
Symptômes d’artério-sclérose. Stigmates de dégénérescence. Genu valgum. Hernie musculaire du jambier antérieur.
À la main droite, les deux derniers doigts sont fortement fléchis et ne peuvent être redressés. Pli d'opposition du pouce épaissi et adhérent.
À la main gauche mêmes symptômes plus marqués.
À la plante du pied droit, la pression de l’aponévrose, non douloureuse au repos, le devient quand on étend le pied en redressant les orteils, elle siège au bord interne. La peau est un peu adhérente au plan sous-jacent.
A la plante du pied gauche, plis cutanés transversaux à la région médiane, ne s’effaçant pas par le redressement du pied. La voûte plantaire est légèrement cambrée. Au repas, pas de douleur à la pression sur l’aponévrose au repos, mais souffrance nette au bord interne et plus vive qu’à droite, quand on étend les orteils.
Douleur très vive aussi à l’insertion postérieure. Ces douleurs bilatérales à lextension expliquent pourquoi le malade tend à faire tourner sa plante en dedans et à marcher sur le bord externe. i
P... succombe le 14 septembre 1898 à une pneumonie.
Aulopsie. — Au pied gauche, tractus fibreux épais, unissant la peau à l’aponévrose. L’aponévrose est épaissie sur son bord interne (jusqu'à 2? centimètres), elle forme une saillie