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volumineuse à sa partie moyenne. Au pied droit, épaississement analogue, mais les tractus fibreux cutanés aponévrotr ques sont normaux.
OsservarioN XVIII (Auvray. Gaz, heb., 1901 et Thèse B£arD, 1901).
Fracture de l’astragale. — Rétraction consécutive de l’aponévrose plantaire.
I1.., 35 ans, menuisier. Bons antécédents héréditaires. Alcoolisme. Pas d’arthrite n1 rhumatisme.
En juin 1899, en tombant, fracture de l’astragale ; astragalectomie. Sortie quatre mois après, marche difficile amenant rapidement de l’œdème du pied.
En avril 1900, entre dans le service de M. Poirier, suppléé par M. Auvray. Varus léger, mouvements du cou-de-pied très limités. Troubles trophiques : peau luisante, tendue ; pied devient bleu et s’œdématie quand le malade se lève et marche. Température locale abaissée, atrophie du mollet et de la cuisse.
Les 4° et 5° orteils se recouvrent ; le 3° et le 2° sont normaux, mais le gros orteil, très fléchi, irréductible, est douloureux quand on tente de le redresser ; de là, la souffrance à la marche. À la partie interne de la plante du pied, induration en cordon du premier métatarsien au calcanéum : bride de 7 cenümètres de long, irrégulière et formant par places des nodosités, l’une comme un pois, à la tête du métatarsien, l’autre un peu en arrière comme une pièce d'un franc. La pression sur les nodosités est douloureuse, la peau est mobile, sauf au niveau de la grosse nodosité.
Le 23 avril 1900, résection de l’aponévrose plantaire, faite par M. Auvray. Incision de 10 centimètres en dedans de la ligne médiane. Dissection de l’aponévrose et de ses bandelettes phalangiennes. Extirpation. Rupture d’adhérences articu-
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laires qui maintiennent encore la flexion de la 2° phalange du pouce sur la première.
Suites satisfaisantes. Gros orteil en extension, Plus de douleurs au redressement forcé. Bord interne du pied indolore. Résultats éloignés inconnus.
OgBsERvaTION XIX (DeLore et CHALIER. Revue d’Orthop. 1907).
Homme, 30 ans, de Tenay (Ain). Entre le 26 août dans 'e service de M. le professeur Poncet. Soigné depuis huit mois pour une tumeur blanche du genou droit, par des pointes de feu et des silicates. Fistules multiples, jambe en extension.
30 août 1901. — Résection typique du genou. Rotule saine. Epiphyse fémorale ramollie. Condyles tibiaux creusés de cavernes. Fongosités synoviales nombreuses. Au bord d’une consolidation osseuse complète en bonne position.
Six mois après la résection, on remarque au niveau de la voûte plantaire droite, en regard du deuxième métatarsien, un nodule développé dans l’aponévrose, large comme une pièce de 20 centimes, très dur, tégument douloureux. Voûte exagérée surtout dans les deux premiers espaces. Mouvements des deux orteils possibles, mais limités. Rien de l’autre côté.
Quand on voulut effacer la voûte plantaire, l’aponévrose se tendait et formait une bride.
Vu six mois après, le malade marche bien et ne se plaint plus de ce nodule qui aurait plutôt un peu diminué.
OBSERVATION XX (A. Cazrer. Lyon-Médical, 1906).
Observation du service de M. Nové-JoSSERAND
B... Henri, 12 ans, entré à la Charité, salle Saint-Pierre, le 23 janvier 1906, pour une malformation du pied droit. Bons antécédents familiaux. Personnellement, rien d’anor-
ie CEE mal jusqu’à 4 ans. À cet âge, renversé par une voiture, décollement considérable du cuir chevelu, mais aucun symptôme nerveux à la suite, le pied n'a certainement pas été touché, l'enfant d’ailleurs se relève dès les premiers jours et marche sans boiter. Un an après, on remarque la déformation du pied, qui augmente peu à peu, sans phénomène douloureux. Deux ans après, un rhabilleur essaye de corriger la déformalion et de maintenir par un appareil qui n'est pas supporté. Aucun traitement depuis.
Actuellement, la déformation est constituée principalement par une flexion du gros orteil, telle que cellui-ci fait un angle de 90° avec sa position normale. Ce mouvement de flexion se passe surtout dans les deux articulations métatarso-phalangienne et phalango-phalanginienne, et cette attitude est accompagnée d’un certain degré de subluxation. Les mouvements sont conservés, mais un peu réduits.
L'orteil est maintenu dans cette situation par la rétraction des parties molles. On sent sur le bord interne de la plante une bride qui se détache de la dernière phalange et se continue avec la partie interne de l’aponévrose plantaire, laquelle est rétractée et forme une corde tendue quand on cherche à relever l’orterl ; elle adhère légèrement au pannicule adipeux. Il est difficile de savoir dans quelle mesure le tendon fléchisseur propre du gros orteil entraîne la rétraction : quand on cherche à redresser l’orteil, le tendon soulève la peau en arrière de la malléole interne, mais ne forme pas une corde tendue.
Le reste du pied est légèrement dévié en varus et en pied creux, les quatre autres orteils ont de la tendance à se mettre en flexion légère. Les tendons et les muscles fonctionnent a peu près normalement, les deux membres inférieurs ont les mêmes dimensions, cependant atrophie de 2 centimètres au mollet droit. Pas de trouble de la sensibilité.
Debout l’avant-pied repose uniquement sur le gros orteil. Il est possible que l’équinisme soit une attitude imposée pour éviler celte pression.
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Le 29 janvier, M. Nové-Josserand essaye de faire un massage forcé, mais sans résultat. On sectionne alors : 1° l’aponévrose plantaire au lieu d'élection ; 2° les tissus fibreux rétractés au niveau de l'articulation métatarso-phalangienne. A cet endroit, la peau, fortement tendue, est déchirée sur toute ta largeur de l’orteil. L'articulation phalango-phalanginienne est alors redressée, mais l'articulation mélatarso-phalangienne résiste encore ; aussi sectionne-t-on à fond toutes les parties molles plantaires, y compris la peau, immédiatement en arrière de la tête du premier métatarsien. Le redressement est alors suffisant. On met une bottine plâtrée.
12 février. — Séro-diagnostic tuberculeux positif. 5 mars. — On enlève plâtre et pansement : bonne attitude
du pied. On remet le plâtre et le malade part chez lui. On dit aux parents de faire tous les jours des massages et de laisser l'appareil pendant plusieurs mois.
Trois mois après, on apprend que le résuitat est resté ce qu'il était après l'opération.
Le même résultat se maintent à l'heure actuelle, près de six ans après l’aponévrotomie.
OgservarIoN XXI (André Caen et Victor Corpier. Lyon-Médical, 26 Janvier 1908)
Rétraction palmaire et plantaire chez un tuberculeux.
Jules L..., 55 ans, tisseur. Rien d’intéressant dans les antécédents familiaux.
Personnellement, bronchite avec hémoptysie pendant plusieurs mois en 11894. Tousse régulièrement tous les “hivers.
Deux séjours à l'hôpital en novembre 1903 et le 18 mai 1905. Signes de sclérose pulmonaire. Plusieurs hémoptysies. Tuberculose fibreuse.
Troisième séjour (14 octobre 1907). Mêmes signes pulmonaires. Rien aux,autres viscères.
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Du côté des mains, rétraction de l’aponévrose palmaire, avec épaississements, nodules, brides sous-cutanées saillantes, adhérentes à la peau. Déformation plus marquée à droite qu'à gauche, concavité palmaire notamment exagérée. Ces rétractions datent de quatre ans environ, elles ont commencé par des picotements et de la gêne des mouvements. De plus, signes d’arthrite chronique métacarpo-phalangienne droite (raideur, craquements, déformations).
Du côté des pieds, tiraillements et picotements plantaires depuis dix-huit mois. Crampes sous l'influence du froid. Marche pénible : le malade sent que « quelque chose le tire en dessous des pieds » et pour l’éviter cambre le pied en fléchissant les orteils.
À droite, on sent une bride plantaire sous-cutanée, large, très épaisse, très dure, sans nodules, longeant le bord interne du pied, se tendant fortement par le relèvement des orteils. Peau indemne.
À gauche, mêmes signes un peu moins marqués. À la parie moyenne de l’aponévrose rétractée, on sent un nodule induré, un peu douloureux à la pression, du volume d’un gros pois.
Les orteils ne sont pas fléchis et peuvent s'étendre modérément. Articulations intactes.
Craquements aux genoux. Depuis dix mois, exostose de la crête antérieure du tibia droit. Une autre à l’olécrâne droit datant de plusieurs années.