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CONCLUSIONS

I. — Sous le nom d'aponévrite plantaire, nous étudions l'inflammation de l’aponévrose plantaire superficielle; cette inflammation peut apparaître après une infection de cause générale, comme la grippe, le rhumatisme articulaire, la tuberculose peut-être, mais le plus souvent elle fait suite à un traumatisme local et spécialement à la fracture de jambe.

Dans ce dernier ordre de faits, l'aponévrite plantaire, recherchée systémaliquement par À. Chalier, a été trouvée six fois sur une centaine de cas observés : cette fréquence semble suffisante pour qu'on puisse légitimement considérer l’aponévrite comme une véritable complication

des fractures de jambe.

JL. — Au point de vue anatomique, l’aponévrite plantaire est caractérisée par l'épaississement et l'induration du tissu aponévrotique. Cet épaississement est limité au bord interne du pied. Il s'accompagne ordinairement de la formation, au sein de l’aponévrose, de nodules fibreux, le plus souvent uniques.

À l'examen histologique, ces lésions apparaissent comme déterminées par un processus essentiellement inflam-

matoire.

Enfin, les modifications de l’'aponévrose peuvent conduire à sa rétraction et à la production d'un pied creux, caractérisé surtout par la concavité exagérée de la vote plantaire, la flexion irréductible des deux premiers orteils et un degré variable de varus.

Toutes ces lésions justifient le nom donné à la maladie d'aponévrile plantaire nodulaire et rétractile.

III. — Au point de vue clinique, la maladie se révèle surtout par des douleurs : douleurs plus ou moins vives, provoquées par la marche et rendant celte dernière difficile ou même impossible.

L'aponévrile peut apparaître d'une facon précoce, c'est-à-dire une quarantaine de jours après le traumatisme; mais elle survient ordinairement plus tard, dans un délai de trois à quatre mois, parfois davantage.

Le plus souvent, l’inflammation cède au repos, les nodules douloureux se résorbent, l'aponévrose reprend sa souplesse et sa consistance normales, tout cela en deux ou trois mois. Mais parfois aussi les lésions s’accentuent et aboutissent à la rétraction de l’'aponévrose plantaire, avec pied creux, orteils fléchis, adhérences cutanées et subluxations articulaires.

IV. — Le diagnostic de l'aponévrose pure est extrêmement aisé : 11 suffit simplement de savoir sa possibilité pour la reconnaitre sûrement toutes les fois qu'elle existe.

V. — Le traitement se bornera, dans la plupart des cas, au repos, aidé par des massages doux et des pédiluves.

Cr

Si les nodules douloureux persistent, on les exlirpera purement et simplement, comme l'a fait M. le professeur Jaboulay dans un cas que nous rapportons.

Si l’aponévrite, malgré tout, aboutit à la fâcheuse rétraction, il faudra, sans hésiter, recourir à l’aponévrotomie, où même à l’aponévreclomie, qui sera la plus sûre garantie contre toute récidive.

Vu Vu : Le Président de la thèse, Le Doyen, JABOULAY.

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