CONDITIONS ET SUITES OPÉRATOIRES
Il est évident, et tous les observateurs y ont insisté, que l’intervention doit être menée aussi rapidement que possible et pratiquée dès que l'indication en est posée. Ce sont là des principes communs à tous les cas où il y a shock hémorragique marqué.
L'importance du syndrome toxhémique, doit rendre très prudent dans l'emploi des anesthésiques généraux, en particulier du chloroforme. Il serait bon de recourir aux anesthésies régionales ou rachidiennes dans ces cas.
Dans les suites opératoires, on observe que :
Beaucoup de femmes meurent immédiatement après l’intervention ou dans les heures qui suivent. On peut attribuer leur mort soit au shock opératoire, soit aux lésions du foie, des reins, etc.…, qui sont à l’origine des accidents.
Quelques-unes meurent au quatrième ou cinquième jour, au milieu d’un syndrome toxhémique très marqué.
Celies qui guérissent enfin restent souvent pendant six à huit jours dans un état très inquiétant caractérisé essentiellement par l’anurie ou l'oligurie, puis on voit progressivement les signes toxhémiques s’amender et tout rentrer dans l’ordre.
L’albuminurie disparaît la première. L'hypertension persiste la dernière.
* ‘Cet état toxhémique disparaît en général en un mois (Couveaire, Obs. I) (Oldfield et Hahr)..
La guérisor: intégrale est possible, mais à cet égard, il faut faire quelques réserves, lorsque l'utérus a été conservé.
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