DONS
‘Enfin, plus récemment, au Congrès de l'Association des gynécologues et obstétriciens de langue française (Paris 1921), : M. Henrotay écrivait dans son rapport :
« L'hystérotomie par voie haute, nous paraît, à l'encontre de certains auteurs allemands et scandinaves, la seule façon. d'aborder les lésions. C'est par la laparotomie seule que l’accoucheur pourra juger de leur importance et régler sa conduite en conséquence. »
D'autre part, M. Couvelaire, qui est revenu à plusieurs reprises sur cette question en 1911, en 1912 (Congrès de Berlin), en 1921 au Congrès de Paris, exprimait son opinion dans les termes suivants : : à . «En cas d'infiltration massive du muscle utérin par l’hémorragie, correspondant au type que j'ai décrit en 1911 sous le nom d’apoplexie utéro-placentaire, la voie abdominale permet de constater les lésions, et quand elles sont très accentuées, de les traiter par l'hystérectomie comme j'ai eu l’occasion de le faire chez trois femmes, deux fois avec succès. » |
La dernière opinion émise est celle de Willson, qui préconise comme la plupart des auteurs, la voie abdominale, mais qui rejette l'hystérectomie systématique, car dit-il : « Il paraît raisonnable de penser que le processus d’involution normale peut entraîner ure rapide résorption de l'infiltration sanguine, compatible avec de nouvelles gestations. »
En résumé, la majorité des auteurs, et nous-mêmes, sommes. d'accord pour préférer la voie abdominale et pour pratiquer l'hystérectomie dans les cas où elle est indiquée par une inertie marquée ou par des lésions anatomiques graves.