‹ Contribution à l'Étude de l'Apoplexie Utéro-PlacentaireChapitre 24 sur 28 · DEAR · texte numérisé non relu

DEAR

En serrant de plus près l’étude statistique en fonction du traitement mis en œuvre, nous aboutissons à

l’établissement du tableau suivant:

Accouchement spontané:

Neuf fois l’accouchement s’est terminé spontanément, après avoir ou non rompu la poche des eaux,

ou après injection de morphine.

cœ La mortalité maternelle a été de un cas, soit 11 %.

La mortalité fœtale a été de 7 cas, soit 77 Yo.

Accouchement par forceps:

Une fois : dans ce cas la mère et l’enfant sont

morts.

Accouchement par césarienne basse:

Sept fois la césarienne basse a été pratiquée. La mortalité maternelle à été nulle.

La mortalité fœtale a été de 3 cas, soit 40 Z%.

Accouchement par césarienne vaginale:

Une fois, la césarienne vaginale a été pratiquée. La mère a survécu.

L’enfant est mort.

Césarienne suivie d’hystérectomie :

Deux fois, la césarienne suivie d’hystérectomie a été pratiquée. \

La mortalité maternelle a été de 1, soit 50 %.

La mortalité fœtale a été de 2, soit 100 %.

AR lee

Il. — AU POINT DE VUE DU TRAITEMENT DES APOPLEXIES UTERO-PLACENT AIRES

Certains cas d’apoplexie utéro-placentaire n'étant que de simples découvertes d’examen du placenta et diagnostiqués après coup, ne comportent, bien entendu, aucun traitement actif { il n’en est pas moins vrai que chez ces malades, l’examen des urines, la tension artérielle, la recherche des symptômes d’une toxhémie gravidique, seraient de mise pour éviter des aggravations ou séquelles.

Lorsque, par contre, le syndrome sera diagnostiqué en temps voulu, le traitement sera proportionné à l’intensité des symptômes.

Il ne s’agit pas d’être systématiquement interventionniste chirurgical (COUVELAIRE), ou systématiquement abstentionniste (SOLOMONS). Il nous semble, avec nombre d’auteurs dont l'opinion opportuniste a été nettement exprimée au Congrès d’Obstétrique de 1937, qu’il faut s'adapter aux circonstances.

Comme au point de vue clinique, ce qui domine, c’est la douleur qui résulte elle-même de l’état de contracture permanente, de tétanisation de l’utérus, qui

est d’une dureté de bois et absolument impalpable.

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