‹ Contribution à l'Étude de l'Apoplexie Utéro-PlacentaireChapitre 25 sur 28 · RAT · texte numérisé non relu

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Comme d’autre part, cette douleur contribue pour

beaucoup à l’état de shock, il faut avant tout la com-

battre. On aura donc recours comme médicament d’ur-

gence aux opiacés, qui sont les meilleurs sédatifs de la douleur et parmi ceux-ci, c’est à la morphine qu’on donnera la préférence.

On n’hésitera pas à employer deux ou même trois centigrammes de morphine, sans se laisser influencer par l’abondance de l’albuminurie.

On obtiendra ainsi bien souvent une sédation de la douleur qui permettra un transport moins pénible dans le lieu obstétrical où la malade doit être soignée. On obtiendra aussi une résolution plus ou moins complète de l’état spasmodique de l’utérus. Cette résolution sera particulièrement accentuée au niveau du col utérin. Et plusieurs de nos observations montrent que sous l'influence de la morphine, l’état de contracture du col s’est résolu au point de le rendre praticable ou même d’amener sa dilatation complète.

A cet égard, nous prisons peu l’usage en pareil cas de l’extrait de lobe postérieur d’hypophyse, dont l’action vise à activer l’évacuation de l’utérus, mais il ne nous paraît pas sans danger d'imposer à un utérus déjà tétanisé, déjà contracturé, une excitation nouvelle, et l’action double, sédative de la douleur et spasmolytique de la morphine, nous semble de beau-

coup préférable.

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