‹ Contribution à l'Étude de l'Appendicite aiguë au cours de la Gestation (Travail de la Clinique Obstétricale)Chapitre 20 sur 63 · SAT · texte numérisé non relu

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gnostic proviennent des complications de la grossesse, du travail et des suites de couches.

Il est très délicat de différencier des vomissements graves d’origine appendiculaire de véritables vomissements incoercibies. Des vomissements « trop incoercibles » accompagnée de fièvre et de sensibilité abdominale sont en faveur de l’appendicite, tandis que l’absence de température et des douleurs localisées à l’épigastre et dans la zone d'insertion du diaphragme traduisent plutôt de véritables vomissements incoercibles.

Il est fréquent de prendre une appendicite pour une rupture de grossesse tubaire et inversement (Obs. N° XLIV et XLV) surtout dans les premiers mois de la gestation. La douleur initiale est, en effet, dans les deux cas, brusque et violente ; elle peut, au cas de grossesse extra-utérine, siéger dans la fosse iliaque droite ou même être généralisée d'emblée à tout l’abdomen. Notre Maître, Monsieur le Professeur LAFFONT, a montré que dans certaines ruptures il pouvait exister une douleur à siège élevé, au niveau de lhypocondre droit ou même dans la région scapulaire comme dans cerlaines formes d’appendicite ; mais cette douleur est généralement tardive, n’apparaissant que deux ou trois heures après la rupture, alors qu’elle est plus précoce dans l’appendicite.

Le toucher vaginal montre une tension des culsde-sac qui peut s’observer dans les deux affections. Cependant, d’après PRousT, « une sensibilité exquise du Douglas provoquant une douleur intense qui, même chez une malade en demi-syncope, la fait se plaindre », est symptomatique d'inondation péritonéale,

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La température est un élément différentiel des plus trompeurs, car on peut aussi bien voir une appendicite avec hypothermie qu’une rupture avec fièvre.

Dans les cas heureusement fort rares de coexistence de grossesse normale et de grossesse ectopique, il sera difficile d'éviter l’erreur ; en présence d’une symptomatologie équivoque on pensera plus volontiers à l’appendicite.

Un facies d’une pâleur cireuse, un état syncopal et des pertes génitales de sang noirâtre demeurent d'excellents signes de rupture tubaire.

Cependant, l’erreur est sans gravité, puisque dans les deux cas l’intervention est nécessaire et que là précision du diagnostic n’a de valeur que pour le tracé de l’incision.

Il est possible aussi que la rupture de grossesse ectopique évolue vers la formation d’une hématocèle rélro-utérine. Si, pour une raison quelconque cette collection suppure, elle se révélera au touchér par une symptomatologie d’abcès appendiculaire pelvien et bénéficiera d’un même traitement.

Une appendicite évoluant silencieusement vers un abcès ou une péritonite irrite l’utérus et peut avoir comme premier symptôme un travail davortement ou d'accouchement prématuré (Obs. N° VII et XXX). S'en tenir à ce simple diagnostic d'interruption constitue une erreur grave et fréquemment commise que l’on s’efforcera d'éviter par un examen clinique scrupuleux. La recherche des antécédents, des signes généraux, et, dans certains cas, l'appréciation des phénomènes uté-

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