INTRODUCTION
L'appendicite doit être considérée aujourd’hui comme une complication relativement fréquente de la grossesse. C’est là une première notion importante à laquelle se rallient beaucoup d'auteurs modernes.
La gestation prédispose en effet à l’appendicite et particulièrement aux récidives. À ce sujet, on discule encore pour savoir si l’appendicite primaire est vraiment influencée par la grossesse. A priori, il semble que la gravidité, par les modifications d'ordre général (colibacillose) et local (utérus gravide) qu’elle crée sur l'organisme maternel, ne peut qu’aider au déclanchement d’une première crise chez une femme qui, pour des raisons diverses, a des prédispositions à cette affection. Mais les récidives sont de beaucoup les cas les plus fréquents, et ceci n'est pas étonnant car un appendice antérieurement infecté récidive facilement même en dehors de la gestation.
Un deuxième point important est la gravité particulière de la maladie et ceci pour deux raisons :
Les dangers de diffusion de l'inflammation auxquels expose l'apparition d’un travail prématuré:
L'aspect clinique souvent atypique de la maladie rendant le diagnostic tardif.
Enfin le seul traitement rationnel qui s'impose
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pour enrayer l’évolution d'une crise est l'intervention chirurgicale précoce qui aura pour but l'appendicectomie et, S'il y a lieu, le drainage du foyer de suppuration.
Mais le meilleur moyen de lutter contre une telle complication sera de la prévenir, et le Professeur PINARD avait vu juste en préconisant l’ablation prophylactique de l’appendice à toute jeune femme en période d'activité sexuelle et qui a des antécédents appendiculaires.