‹ Contribution à l'étude de l'appendicite chez les tuberculeux pulmonairesChapitre 17 sur 23 · HAE · texte numérisé non relu

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duraient quelques jours, s’accompagnaient d’une douleur vive à la pression du point de Mac Burney et de la perception d’un empâtement diffus. On ne notait pas de vomissements ni de poussées thermiques bien fortes.

En avril 1924, par exemple, la température monte à 3802 alors que la courbe était à 3708 habituellement et il se montre des douleurs abdominales vives et une diarrhée noirâtre.

Tout rentre rapidement dans l’ordre.

Le 8 septembre 1925 nouvelle crise ; l'enfant se plaint brusquement d'une douleur très vive dans la fosse iliaque droite sans réaction thermique ni vomissement. Mais une diarrhée persistante s’installe plusieurs jours en même temps qu’une plaque, comme une épiploïte autour d’ulcération tuberculeuse, s’installait dans la fosse iliaque droite, mais elle se résolut rapidement par les bains de chaleur et il ne persiste plus qu’un point douloureux.

En décembre 1926 et en mars 1927 nouvelles crises semblables.

A partir de mars 1927 plusieurs autres crises se succèdent, plus rapprochées, mais toujours le grand drame appendiculaire faisant défaut, les symptômes cédaient rapidement.

Il y avait donc accentualion, sinon de la gravité, du moins de la répétition des malaises ; l’alimentation devenant fondamentalement compromise, on décida de profiter de l’évolution, qui s’annonçait moins mauvaise du côté dès poumons malgré l'accident pleural grave récent, pour demander au D' Guilleminet, chirurgien des Hôpitaux, de venir voir la malade. D'un commun accord il accepta de l’opérer, et le 30 mai 1927 il pratiquait l’appendicectomie simple sur un appendice présentant des lésions

macroscopiquement chroniques et banales. Il ne vit pas de lésions de tuberculose aux environs. Suites opératoires normales.

Mais à l'examen histologique il y avait incontestablement des lésions tuberculeuses avec cellules géantes et plasmodes caséeux que l’on retrouve en ilôts, entourés d'éléments lymphoïdes à l’intérieur de la tanique musculaire. Toutefois, sur cette appendicite chronique tuberculeuse, s’est greffé secondairement un état inflammatoire assez aigu avec polynucléaires, congestion des vaisseaux du méso sans lésions nettes du péritoine.

Après cette opération l’état général de la malade s’améliore vite et considérablement. Elle prit 7 kgr. en trois mois. Pas de fièvre. Pas de troubles digestifs. Les lésions pulmonaires paraissent complètement fibreuses ; aucun râle nulle part ; aucune douleur abdominale.

La malade quitte le service en novembre 1927, complètement guérie.

Revue en novembre 1929 la malade a pris encore 10 kgr. et on la trouve en très bon état.

Revue en janvier 4933 la malade se porte très bien, n'a fait aucune poussée pulmonaire ni abdominale, et travaille régulièrement.

OBSERVATION 111 (Prof, Bérard, 2 thèse de Heitz, Lyon 1930).

Tuberculose pulmonaire. — Appendicectomie, août 1927.—

Grosse amélioration datant de 2 ans.

M. F.., 20 ans. Tuberculose fibreuse bilatérale évoluant depuis mars 1923. A partir de février 4998 troubles

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digestils avec une selle diarrhéique matinale quotidienne el amaigrissement de 10 kgr. en 2 ans (1925-1926). Echec de tous les traitements médicaux. |

Examens radiologique montre une stase iléale.

Intervention le 10 août 1927 (prof. Bérard).

Anesthésie à l’éther. On constate une hyperémie de la région cæco-appendiculaire.

Suites excellentes. Disparition de la diarrhée et reprise de 5 kgr. en quelques mois. Etat excellent pendant un an, reprise de quelques troubles digestifs moins marqués.

Revu en juillet 1929, le malade va bien. On peut le considérer comme très amélioré.

OBSERVATION IV (Prof. Bérard, 17 thèse de Heitz).

Tuberculose pulmonaire. — Appendicectomie en février 1928. Guérison datant de 15 mois.

Mme D..., 28 ans. A toujours souffert de l'estomac et a présenté de l’entérite dans l’enfance. Trois hémoptysies légères au début de 1927. Arrive au sanatorium Belligneux à Hauteville en mai 1927 avec une tuberculose ulcéreuse droite évolutive. Un pneumothorax est pratiqué le 20 mai 1927 et donne de bons résultats. Le poids augmente de 5 kgr. et la malade va bien jusqu’en décembre 1927.

Elle ne crache plus de bacilles à cette date. Apparition des troubles abdominaux en décembre 1927; douleurs dans la fosse iliaque droite et sur tout le trajet du côlon, notamment le matin vers 5-6 heures. Météorisme, anorexie. Petites poussées fébriles. Nausées. Allernatives de

diarrhée et de constipation. Perte de 4 kgr. en deux mois.

L'examen radiologique montre un mauvais remplissage du cæcum et du côlon ascendant. Accollement symphysaire des deux branches de l’angle gauche du côlon. Essai de traitement médical : tous les médicaments échouent, sauf génatropine qui calme assez bien les douleurs.

L'intervention le 11 février 1928 (prof. Bérard). Anesthésie générale à l’éther. L’appendice tuberculeux que l’on résèque. Etat inflammatoire du cæcum et du côlon ascendant avec de nombreuses adhérences péricæcales et péricoliques et des adhérences épiploïques. Suture de la paroi.

Suites : la malade est revue en décembre 1928. Les résultats de l'opération ont été excellents. Disparition de tous les symptômes intestinaux. Reprise de 5 kgr. depuis l’opération.

Revue en mai 1929 : état général excellent. A repris 2 kgr. dans le courant de l'hiver où elle a continué son traitement par les rayons ultra-violets. Etat pulmonaire : très satisfaisant. Aucun trouble abdominal. Elle se trouve actuellement guérie de sa tuberculose intestinale et son état pulmonaire est considérablement amélioré.

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