‹ Contribution a l'etude de l'arthrectomieChapitre 10 sur 12 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° L’arthrectomie ne doit pas être considérée comme ‘une opération atypique, incomplète, mais comme une intervention rigoureuse et précise, au manuel opératoire nettement déterminé.

2 Les indications de l’arthrectomie sont restreintes ;

Chez l'enfant, elle doit de façon générale, céder la place au traitement conservateur ; cependant, dans les tuberculoses fistuleuses, elle peut être pratiquée et donne alors des résultats très heureux.

Chez le vieillard, elle n’est pas de mise ; on doit lui préférer des interventions plus radicales.

C’est chez l'adulte, et surtout chez l’adulte jeune, qu’elle trouve ses indications les plus fréquentes.

L’arthrectomie n’est guère praticable que sur l’articulation du genou.

Elle a surtout en vue la cure de la tuberculose articulaire dans ses formes synoviales, et peut dans ces cas remplacer avantageusement la résection.

On peut l'utiliser encore, mais plus rarement dns

Neel 6

LAS les diverses arthrites suppurées, l’arthropathie tabétique, l’arthrite sèche, la laxité articulaire.

3 L'opérateur doit s'attacher, par une ouverture large de l'articulation, et la suppression de tous les ligaments, à fouiller toutes les parties de la jointure, à extirper la totalité de la synoviale et des fongosités.

4e Si les cartilages sont intacts et si le triceps a gardé son pouvoir extenseur, on peut s’efforcer de garder les mouvements de l’articulation.

Cependant de façen générale, on doit rechercher l’ankylose, que l’on obtiendra, rapide et solide, par la chondrectomie, ou dénudation des épiphyses.

3 Après l’opération, le membre ne sera pas immobilisé rigoureusement, ce qui lui permet de se placer, de lui-même, dans une très légère flexion, position,

qui assure le meilleur résultat fonctionnel.

Vu : le Président de la thèse

Pauz BERGER Vu : Le Doyen,

DEBOVE Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris

Page 1