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couchant. L’oreille est sèche. Je remplace la poudre d’iodoforme par du coton imbibé d'huile de camomille camphrée.
15 mars. L'état est satisfaisant. L’enfant ira passer trois semaines à Amélie.
OBsERvATION VI.
Kératite ulcéreuse.
2 Mars. État atmosphérique :
Thermomètre à 7 1/2 99, à 12 H 10°, à 6 h. soir + 9.
Baromètre —", A890n, — 78dnn, —- 18 2R0
Temps moyen. Beau — Froid — Vent N.
Eugénie B..., âgée de 16 ans. Petite, d’apparence assez forte, visage congestionné. À été réglée à 14 ans. Leucorrhée. Très nerveuse. Intelligente, soigneuse et réfléchie. Son plus grand plaisir est de faire des économies.
Père bien portant. Mère rhumatisante. L'un et l’autre sont âgés de 42 ans. $
Il y a une huitaine d’années, Eugénie B.. fut atteinte de broncho-pneumonie, dont elle n’a jamais été guérie. Dyspnée après tout travail un peu pénible. En outre, elle souffre depuis 4 ans de maladies des yeux, et c’est pour une affection de cette nature que je suis appelé le 2 mars 1887.
Cette jeune fille est couchée sur le côté; la tête est fléchie et cachée entre ses mains, afin d’éviter le contact de la lumière. J’ai toutes les peines du monde à décider la malade à se laisser visiter.
L'œil gauche est fortement tuméfié; les paupières sont très serrées contre le globe de l’œil, la commissure externe est plissée. La photophobie est extrême. Le muscle orbiculaireest très contracté et J'ai à vaincre unegrande résistance
pour entr’ouvrir les paupières. Je constate une conjonctivite très prononcée et une ulcération de la cornée.
La maladie actuelle remonte à quinze jours et, d’après la mère, elle aurait débuté par un petit bouton au milieu de lPœil.
L’éclairage oblique, au moyen d’une forte loupe, me permet de constater d’autres ulcérations sur les bords de la cornée.
J’instille quelques gouttes d’une solution de sulfate d’atropine (5 centigr. pour 30 gr. d’eau distillée), et comme le blépharospasme est très intense, je fais mettre sur l’œil des compresses trempées dans l’eau chloralée.
3 Mars. Un peu d'amélioration. Je demande des renseignements plus précis sur les antécédents de la jeune malade. A l’âge de 6 ans, elle à eu la tête couverte de pellicules semblables à de la farine, et celles-ci reviennent tous les printemps. En automne, elle à de nombreux boutons sur le visage. En hiver, elle se plaint de douleurs à l'épaule gauche, au poignet droit et au pied gauche. Elle ressent également des douleurs au bas du dos; enfin, il y à un an, elle ressentit des douleurs névralgiques très intenses dans la région sousoccipitale. Elle à actuellement des dartres à la lèvre supérieure, au lobule de l'oreille gauche et les ongles présentent de nombreuses cannelures.
4 Mars. Je prescris, en même temps que le traitement externe, un traitement interne. — Toniques: décoction de quinquina, viandes blanches, flanelle sur la poitrine,
5 Mars. La cornée est traversée de part en part, jele reconnais à la présence de l'iris qui vient s'appliquer immédiatement sur l'ouverture et l’obturer. La douleur est Insupportable, le doute n’est plus possible et j’annonce à la famille que la jeune fille est atteinte de kératite ulcéreuse, se rattachant à une éruption herpétique ; que la maladie sera longue,
DROLE car ces sortes d'ulcérations mettent une lenteur désespérante à se combler et à se guérir, mais qu’en admettant cette issue heureuse, il restera une tache de la cornée.
6 Mars. J'ajoute à l’instillation du sulfate d’atropine des onctions de pommade à l’oxyde jaune de mercure (2 gr. pour 30 d’axonge). Celle-ci me donne de bons résultats, car le 16 mars, j'ai le bonheur de constater que la photophobie a disparu et que le larmoiement est peu considérable.
20 Mars. Eugénie B.... sort de sa chambre et peut vaquer, un bandeau noir sur l’œil malade, à de petits travaux de propreté dans la maison.
J'institue le régime suivant, avant de quitter la jeune malade :’
Bains tièdes trois fois par semaine. Nourriture composée
. de viandes blanches, de vin blanc aux repas coupé avec de
l’eau du Boulou. Vin de quinquina ioduré: une cuillerée avant chaque repas. Liqueur de Fowler: 2 à 6 gouttes dans une cuillerée d’eau vineuse au milieu du repas, et chaque soir et chaque matin une tassede lait sucré avec unecuillerée à bouche du sirop phéniqué de Vial. Éviter l'humidité et porter constamment de la flanelle. Ne jamais travailler à la lumière du soir et s’abstenir d'aller à la poussière et au vent
sans porter des conserves (verre fumé).
15 Mai. J’ai revu Eugénie B.... La tache de la cornée existe toujours : elle sera indélébile. L'œil est rouge, larmoyant. J'ai averti la famille du danger qui peut résulter du manque de soin, et qui peut amener, à bref délai, un staphylôme irremédiable.
OgBservarion VII
Eczéma avec troubles respiratoires.
15 mars. État de l'atmosphère :
Thermomètre à 6 h. + 7, à 12 h. + 100, à 6 h. soir + 8°.
Baromètre = TOBPR, D NETESRN MTS.
Temps moyen. Pluie. Vent de l'Est.
Raymond F., fils de maraîchers, âgé de 17 ans. Père 39 ans, alcoolique, mère 34 ans, emphysémateuse.
Sa première maladie remonte à l’âge de 3 ans. Coqueluche à 6 ans, broncho-pneumonie à 10 ans, pleuro-pneumonie à 12 ans, eczéma impétigineux sur les bras et les jambes. À 15 ans, revenant des bains de mer, il fut en proie pendant 6 mois à des étouffements qui se calmèrent par une nouvelle éruption eczémateuse sur tout le thorax.
État actuel : face pâle, yeux cernés, pommettes rougeâtres, corps très maigre. À l’auscultation, râles ronflants aux deux sommets, soufile très prononcé sous les clavicules, battements du cœur très précipités. Température 376. Pouls 90. Les crachats sont spumeux et blanchâtres. Se plaint d’étouftements.
Je prescris des sinapismes et une potion kermétisée avec 10 gouttes de teinture de digitale.
16 mars. L’étouffement continue. Je fais une application de 10 ventouses sèches sur la base et en arrière de la poitrine. Diète lactée. Pas de fièvre.
17 mars. Un peu d'amélioration. Le malade se plaint de mal de gorge. J'examine et je constate une rougeur vive sur les piliers, les amygdales et la luette.
Gargarisme miel rosat et borate de soude.
18 mars. La rougeur à augmenté. Temp. 39. Pouls 110. Battements du cœur désordonnés. J’applique un vésicatoire sur la région cardiaque. Les râles ont diminué d'intensité. Le souffle n’existe plus sous les clavicules.
Potion à l’acétate d’ammoniaque 8 gr , dans potion gommeuse.
19 mars. Le malade se plaint de mal d'oreilles ; l’ouïe est diminuée. Je constate que l’inflammation s’est propagée dans la trompe d’Eustache. Je fais des vaporisations avec la solution de Thymol doré tiède. Le malade rejette des mucosités. Thermomètre 39°. Pouls 100.
20 mars. Nasonnement accentué; respiration difficile par les fosses nasales. Gorge sèche. Le malade a constamment la bouche ouverte. Vaporisations dans les fosses nasales et la gorge, avec la solution de Thymol.Thermomètre 39. Pouls 105.
21 mars. Le malade n’a pu fermer les yeux de toute la nuit. La gorge est tuméfiée. La langue est saburrale. Fréquentes envies de vomir. N'est pas allé à la selle depuis 30 heures.
J’ordonne un éméto-cathartique, tartre stibié 0,10, sulfate de soude 30 gr. en deux doses.
22 mars. Le malade a beaucoup sué. Les évacuations alvin'es ont été très abondantes. Peu de matières rejetées par la bouche. Température 38°. Pouls 90. Les douleurs de la gorge ont bien diminué. Gargarisme au miel rosat et à l'acide chlorhydrique. Pulvérisations de Thymol doré sur l’arrièrebouche et dans les foses nasales.
23 mars. Amélioration sensible dans la respiration et la circulation. Température 37°8. Pouls 80. Le malade a dormi 5 heures. Je prescris une potion tonique 2 gr. extrait de quinquina et 15 gr. de rhum. Diète lactée.
24 mars. Le malade se plaint de mal de gorge. Celle-ci
A EE est rouge, tuméfiée. Difficulté pour avaler, Je fais une application d’un thapsia sur le devant du cou, et j'informe la varde-malade qu'il devra rester en place jusqu’à ma visite du lendemain.
Le même soir, à 9 heures, on m'envoie chercher.
Le cou est énorme, il a quintuplé de volume, il est parsemé de petites vésicules blanchâtres et toute la région hyoïdienne est d’un rouge vineux. Le malade ne paraît pas être très incommodé, au contraire. Il avale mieux, le pouls est calme et la température normale. Je me contente de saupoudrer de fécule de pomme de terre camphrée.
25 mars. La rougeur s’est propagée à la face et à tout le thorax. Le malade m'affirme qu’il se trouve bien. Un peu de coryza et d’adénite cervicale. Je prescris une potion gommeuse avec 15 grammes d’acétate d’ammoniaque et 25 gram. d’élixir de garus. Température normale. Pouls calme. Le malade ne demande pas à boire.
26 mars. L'’érythème s’est propagé aux cuisses et aux jambes. Le thorax et les bras ruissellent de sueur. Le facies exprime le contentement. La respiration et la circulation sont normales. Le malade me demande à manger.
Lait, bouillon, eau rougie.
27 mars. Le corps est couvert de petites vésicules, l’érythème tend à disparaître. Température 38". Pouls 100°. Je prescris la potion réitérée à l’acétate d’ammoniaque. À ma visite du soir, je constate quelques pustules sur la région cervicale et au pourtour des oreilles.
Lait, bouillon, eau rougie.
Du 28 mars au 10 avril, l’eczéma suit son cours normal. Pas de fièvre. L’appétit augmente de jour en jour. La gorge est détergée complètement. Les râles bronchiques ont disparu. Le cœur est calme.
Le 15 avril, le rétablissement est complet. Raymond F. ira cet été faire une cure à Molitz. (Pyrénées-Orientales).
OgBservarion VIII.
Herpès suivi de diathèse furonculeuse.
1% Avril. État de l'atmosphère:
Thermomètre à 7 1/2 + 8°, à 12 + 18°, à 7 h. soir + 11°.
Baromètre CALE Lt DEEE NV O8
Temps moyen. Couvert. Pluie. Vent de l'Est (marin).
Rose P...., âgée de 38 ans. Mère morte à 70 ans. Père existe, âgé de 76 ans, asthmatique. A contracté sa première maladie à 10 ans. Impétigo du cuir chevelu, de la face et des oreilles.
À 15 ans, elle est devenue énorme. Elle pesait 75 kilos. Appétit insatiable. À 20 ans, elle se marie et dans l’espace de 6 ans, elle à 4 enfants. Tous se portent bien. La fille aînée est grande et sèche. La face un peu colorée. Pellicules de la tête, il y a aussi du furfur épidermique aux lèvres, aux oreilles et aux joues. Les trois garçons sont assez robustes.
À 30 ans, elle est atteinte d’un premier furoncle à la joue, dont elle guérit. Deux ans après, deux autres furoncles naissent, l’un dans la région dorsale, l’autre à la fesse droite. Ils suppurent longtemps, 5 à 6 mois. Il en résulte un grand amaigrissement. Toutefois elle se refait et sa santé se maintient jusqu’à l’époque actuelle.
1% Avril. La malade est couchée sur le côté. La face est pâle et dénote une grande souffrance. Elle se plaint d’un gros bouton dans le dos. J’examine et je constate un anthrax de moyenne grosseur sur la 4° vertèbre lombaire. Empâtement, rougeur et fluctuation. Je me prononce pour l’ouverture immédiate. La malade et son entourage refusent for-
Sp PRE mellement. Je me retire après avoir conseillé l’application de cataplasmes.
2 Avril. La nuit a été très mauvaise. La malade a vomi des matières verdâtres et a eu du subdelirium. Temp. 39,5. Pouls petit, filiforme, dépressible et fréquent, 125 pulsations.
Je préviens le mari que l'affection augmente de gravité et que je ne réponds pas des jours de la malade, si je ne donne immédiatement un libre cours aux matières contenues dans le guépier. Je parviens à vaincre la résistance de Ja famille, et une heure après, je faisais une ineision cruciale sur toute la largeur de l’anthrax. Il s’écoula peu de matière. Compresses d’eau phéniquée et cataplasmes. La malade est un peu soulagée.
3 Avril. Rose P.... n’a pas dormi. Fréquentes envies de vomir. Délire assez continu. Temp. 40°. Pouls 130. Je déterge plus profondément l’anthrax et j'applique le pansement de Lister, partie recouverte de tarlatane ordinaire trempée dans une solution forte, 5 acide phénique, eau 100, de talfetas gommé, d’une couche de ouate, le tout fixé avec une bande de tarlatane mouillée dans la re. phéniquée.
Diète absolue. Tisane de stigmates de maïs, sucrée et un peu de rhum.
Potion à l'extrait de quinquina 4 gr. et 3 gouttes d'acide phénique.
& Avril. Fièvre. Délire. Vomissements. Je donne du vin blanc, eau-de-seltz et glace.
Re Détente générale. Anthrax ce abondamment.
Je fais le pansement trois fois par jour. Soif modérée. Continuer la potion au quinquina. Vin blanc et eau-de-seltz.
Du 6 au 12 avril. La convalescence s'établit peu à peu. La malade se lève et descend à la cuisine. La tumeur à une belle apparence.
16 Avril. La malade a voulu profiter du beau temps pour
OR
aller rendre visite à une parente. Elle rentre quatre heures après avec des frissons violents et une grande douleur sousoccipitale. Je suis appelé à huit heures du soir. La température est élevée 39, le pouls est fréquent 115. La soif est exagérée. La malade ne peut tourner la tête et elle porte fréquemment la main à la nuque. Je fais faire des frictions avec l'huile de jusquiame camphrée et j’ordonne une potion calmante et antispasmodique.
17 avril. Rose P.... a passé une très mauvaise nuit. Vomissements aqueux. Fréquents besoins d’aller à la selle. Evacuations bilieuses. La douleur à la nuque est insupportable. J'examine la région et je suis fort étonné de trouver de la chaleur, de la rougeur et de l’empâtement.
Serait-ce un nouvel anthrax? Je fais des applications de cataplasmes laudanisés, et j’ordonne quatre à cinq cuillerées à café du sirop de chloral de Follet dans de la tisane de feuilles d'oranger.
Je recommande qu'on me conserve, pour le lendemain matin, un verre d’urine.
Température 39°8. Pouls 125. Diète absolue.
18 avril. Nuit très mauvaise, délire, convulsions. J’examine les urines. La liqueur de Fehling ne me donne aucun précipité d’oxydule de cuivre.— L’acide nitrique, aucun flocon blanchâtre.— Il n’existe, par conséquent, ni sucre, ni albumine.
La tumeur de la nuque a augmenté; il n’y a pas encore de fluctuation.
Pour calmer la douleur, je fais une large incision cruciale, ayant bien soin de dépasser les limites du mal; puis j’applique le pansement de Lister.
Température 39°. Pouls 110. Punch au rhum, glace, deux cachets de bromhydrate de quinine, 0,10 centigr. |
19 avril. La rougeur et le gonflement débordent les inci-
LCR TA sions de chaque côté.— Je pratique de nouvelles incisions.— La malade est énervée et n’éprouve aucun soulagement.
À ce sujet je constate, avec M. le professeur Tillaux, que les incisions préventives sont plus nuisibles qu’utiles, tant que l’anthrax de la nuque n'est pas limité.
Température 39°4. Pouls 120.
Lavages antiseptiques. Coton phéniqué, gaze et protective de Lister.
Bouillon froid dégraissé, limonade et potion au quinquina, avec 25 grammes de rhum et cinq gouttes d'acide phénique.
Du 20 au 30 avril. La plaie est limitée. Elle mesure 8 centimètres de hauteur, 12 de largeur et 4 de profondeur, elle s'étend de la ligne courbe occipitale supérieure à la 6° vertèbre cervicale. Chaque jour, j'ai débridé pour faciliter la sortie du pus et des produits sphacélés. Lavages antiseptiques trois fois par jour.
La température a constamment oscillé entre 38 et 40°. Le pouls à toujours été petit, fréquent et dépressible.
Du 1% au 12 mai. L’anthrax de la nuque s’est progressivement modifié, grâce à l'emploi de lavages à la solution de sublimé et de l'application de la poudre d’iodoforme. L'appétit est augmenté et la malade a mangé de la purée de légumes et des viandes saignantes. La décoction de quinquina à produit un bon résultat. Les sueurs nocturnes ont été combattues à l’aide de granules de sulfate d’atropine.
La température est devenue normale.
La malade s’est promenée chaque jour pendant deux heures. dans son jardin. La convalescence avance à grands pas.
15 mai. Je suis appelé pendant la nuit, Rose P... se plaint d’une grande douleur dans la cuisse gauche.
Température 38°8. Pouls 100. Un peu de dyspnée. La malade demande constamment à boire.
SRB PTIT Re
J’examiné la partie douloureuse et je constate qu'il existe de la chaleur, de la rougeur et un peu d’empâtement.
Je fais appliquer des cataplasmes de farine de graine, arrosés de laudanuim.
À l'intérieur, je prescris une potion au salicylate de soude.
Potion gommeuse 120 grammes, salicylate de soude 8 gr.
14 Mai. Pas d'amélioration. La tumeur de la cuisse a augmenté, je constate de la fluctuation.
Température 40°. Pouls 130.
Vomissements porracés. Je suspends la potion au salicylate de soude.
Je donne du punch au rhum, du vin blanc glacé, et je fais appliquer sur la cuisse une vessie remplie de glace.
Diminution de la douleur.
15 Mai. La fluctuation est très bien perçue. J’avertis la famille que je vais être obligé de faire une petite ponction. La malade ne s’y oppose pas; je pratique sur le champ une incision de 8 centimètres de longueur et de 3 de profondeur entre le couturier et le droit antérieur, et je donne issue à un flot de pus verdâtre et nauséabond. Je lave avee la solution de sublimé, et je place un drain. À ma visite du soir, la malade est tranquille. Le pus est blanchâtre et moins odorant, Je prescris une potion gommeuse avec 4 grammes d’extrait de quinquina, 25 grammes de rhum et cinq gouttes d’acide phénique.
Lait, bouillon froid et punch au kirsch.
16 Mai. La malade à dormi, la température est à 38° et le pouls est un peu plus fort et moins fréquent.
J'ajoute du jus de viande au bouillon et je prescris deux cachets de bromhydrate de quinine, à prendre à six et à dix heures du soir
17 Mai. Le pus est louable, la pression n’est plus doulou-
LACS reuse ef je puis enfoncer le drain à ma guise. L’appétit devient impérieux.
La température 378. Le pouls a 90.
Je fais donner des asperges et un poisson, café avec rhum, vin blanc coupé avec l’eau de Vichy, décoction de quinquina.
Du 18 au 30 mai. La malade se rétablit progressivement, la plaie de la nuque est complètement sèche, celle de la cuisse ne permet plus l'entrée du drain. Rose P... mange à Sa guise et n’a plus de fièvre. Elle continue néanmoins à prendre la décoction de quinquina.
Du 30 mai au 12 juin. J’envoie la malade tout à fait rétablie prendre des bains sulfureux à Amélie.