‹ Contribution à l'étude de l'arthritismeChapitre 5 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Exerçant depuis six années dans le département des Pyrénées-Orientales, j’ai eu l’occasion de constater assez souvent certaines affections, qui, cutanées dans le jeune âge, deviennent organiques chez l’adulte et le vieillard.

Étudiées en France, par MM. les professeurs Bouchard, Lancereaux, Guibout, Hardy et Hillairet; en Allemagne, par MM. Hébra, Neumann et Auspitz, ces maladies qui présentent entre elles un lien de parenté incontestable, ont été groupées sous un même chef.

Mais, tandis que les uns le désignent sous le nom d’herpétisme, les autres l’appellent arthritisme.

Bien plus, l’école de Vienne, représentée par l'élève le plus brillant d’'Hébra, M. le professeur Heinrich Auspitz, hésite pour admettre même le titre d’arthritisme.

Si j'ai douné la préférence à cette dernière désignation, c'est par une raison toute d’observation qui m’a toujours montré, dans notre population méridionale, une prédominance de l’élément arthritique.

Toutefois, je ne chercherai point à trancher la question qui divise si profondément les deux écoles française et allemande ; j'en laisse le soin à de plus érudits. Mon seul désir est de faire connaître ce que j'ai observé, et surtout le traitement que j'ai employé.

J'ai mis à contribution tout ce qui pouvait m'être utile, et principalement l’âge du malade, l’état de santé antérieur, les

antécédents héréditaires, la marche de la maladie, le siège précis de la lésion, quant aux signes physiques.

Pour ce qui regarde les signes physiologiques où symptômes proprement dits, j’ai étudié avec le plus grand soin la sensibilité et l’état des fonctions de la partie lésée.

J'ai terminé l'examen du malade par l'étude de la santé générale, en faisant une large part à l'influence des états constitutionnels et des maladies chroniques sur la lésion observée. L'état de l’atmosphère a été précieusement relaté chaque jour ; car j'ai la conviction qu’il existe une grande affinité entre le climat et l'affection de la peau.

Dans un premier chapitre, j’ai résumé les théories françaises.

Dans un deuxième, j'ai rapporté les théories allemandes.

Dans un troisième, j'ai fait connaître les observations que j'ai recueillies au lit du malade, et le traitement que j'ai employé.

Dans un quatrièmeet dernier, j’aiexposé quels seraient, à mon avis, les meilleurs traitements prophylactique et curatif.

DE

LARTHRITISME

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