‹ Contribution à l'Étude de l'Asphyxie ExpérimentaleChapitre 12 sur 22 · ROBE · texte numérisé non relu

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ENONCÉ DES RÉSULTATS OBTENUS. — Comme dans les expériences relatives à la suffocation et à la strangulation, nous voyons que le début de l’asphyxie par ce procédé se caractérise par une forte augmentation des leucocytes dans le sang du sujet soumis à l’expérience, tandis que le chiffre des globules rouges reste stationnaire. De même, la formule leucocytaire varie, mais d’une façon inconstante et non toujours dans un sens unique.

On peut cependant relever une différence importante dans le mouvement leucocytaire observé au cours de l’asphyxie au gaz et celui mentionné dans les deux modes précédents d’asphyxie. C’est qu’ainsi que le montrent les première, troisième et quatrième expériences, l'augmentation du nombre des globules blancs ne se poursuit pas jusqu’à l’agonte. Le chiffre donné par les numérations successives passe par un maximum, après quoi il décroît jusqu’à la mort. Cela tient à ce que, dans ces expériences, ce n’est pas seulement le manque d’oxygène qui intervient ; il s’y surajoute un véritable empoisonnement, cause du changement observé dans le mouvement leucocytaire.

La première expérience est une excellente vérification du fait physiologique bien connu, qui est le sui: vant : Lorsque, par un procédé quelconque, on provoque dans le système circulatoire, soit une variation de la tension, soit une action vaso-motrice, il se produit une réaction inverse dès que la cause perturbatrice a cessé. Plus l’action initiale a été importante et plus la réaction inverse est intense. Nous voyons, en effet, dans le cours de cette expérience, que le nombre

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