OBS
des leucocytes, après avoir atteint le chiffre de 23.437 au moment du choc asphyxique, décroît du fait de l’intoxication prolongée, à 8.890 ce qui correspond à une leucopénie très nette. Le cobaye étant remis en liberté, une réaction inverse se produit et deux numérations des globules blancs faites, l’une trois quarts d'heure après l’expérience, et l’autre à une heure d’intervalle, nous donnent les nombres respectifs de 20.521 et 30.000. Une hyperleucocytose a donc succédé à la leuccpénie. Mais ce chiffre élevé ne se maintient pas et une dernière numération, faite 24 heures après l'expérience, nous donne le chiffre normal de 17.526.
La deuxième expérience ayant été interrompue après le choc asphyxique, alors que le sang prélevé présentait une forte hyperleucocytose, la réaction qui s’est produite une fois le cobaye relâché, n’a eu lieu que dans un seul sens : c’est en décroissant progressivement que le nombre des leucocytes est redevenu normal en passant par les chiffres intermédiaires de 13.176 et 10.469.
Ces deux premières expériences nous montrent donc que, pas plus que dans la suffocation ou la strangulation, il n’y a, dans l’asphyxie au gaz, d’hyperleucocytose réelle. Ces oscillations globulaires si rapides ne peuvent pas être le résultat de néoformations ou de destructions de globules. Nous nous efforcerons de démontrer plus loin qu’elles sont essentiellement conditionnées par les perturbations apportées au cours de l’asphyxie, dans la vitesse d'entraînement des particules en suspension dans le sérum sanguin.