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procher ces deux phénomènes inverses en faisant ressortir que dans les unes comme dans l’autre les variations de la tension artérielle doivent jouér le plus grand rôle.
Mais avant d'aborder cette étude, nous sommes heureux d'exprimer notre profonde gratitude à M. le Professeur Etienne MARTIN, qui nous «a inspiré notre thèse et nous a dirigé dans nos recherches. Nous n’oublierons pas l'excellent accueil qu'il nous a toujours réservé dans son Laboratoire, dont il a mis les ressources à notre entière disposition.
Nous lui sommes d'autant plus reconnaissant, que ces expériences, bien que ne comprenant pas de manipulations très délicates, nous ont permis de mieux apprécier quelle somme de patience et d'énergie devaient posséder nos savants des laboratoires dans leurs recherches si longues et si difficiles, Notre admiration pour eux s’en est trouvée grandie.….
Nous adressons enfin nos sincères remerciements à M. le Docteur VALANDRU, interne des Hôpitaux de Lyon, qui a bien voulu nous donner une connaissance suffisante de la technique hématologique pour nous permettre de mener à bien ce travail. Qu'il soit assuré de nos sentiments de vive reconnaissance.
Considérations générales sur les résultats des numérations globulaires.
Lorsque l’on pratique un certain nombre de numérations globulaires sur le sang d’une série d'animaux de la même espèce, on est surpris tout d’abord des résultats si différents que l’on obtient. Ces écarts, relativement faibles dans le nombre des globules rouges, peuvent être considérables dans celui des leucocytes; chez le cobaye il nous est arrivé de compter 6.100 globules blancs au millimètre cube sur un sujet et plus de 17.000 sur un autre. L'âge, le poids, le sexe de l’animal doivent entrer là pour une large part.
Sur le même cobaye, on n’est pas moins étonné d'obtenir également des écarts, beaucoup moindres il est vrai, suivant le moment où le sang est prélevé. Une différence de 2.000 leucocytes n’est pas rare et provient en partie de l’état de la digestion (1).
Certains auteurs ont été beaucoup plus loin. HAsEL- BACH et HEYERDAHL, expérimentant sur l’homme et
(4) Ph. Pagniez & A. PLICHET. Recherches sur le mécanisme de la leucocytose digestive. (Presse Médicale du 27 Janvier 1923).
examinant le sang prélevé par piqûre au bras, sur le même sujet normal, et dans des conditions toujours identiques, ces auteurs ont remarqué que le nombre des leucocytes pouvait varier de 50 p. 100, suivant que le sujet était debout ou couché au moment du prélèvement.
On voit par là, combien il faut être circonspect dans les conclusions que l’on peut être autorisé à tirer de lexamen des formules leucocytaires.
Est-ce à dire, cependant, que les résultats que nous ont donnés nos expériences, doivent être attribués à toute autre cause qu’à l’asphyxie que nous réalisions ? Je ne le crois pas. En effet, toutes ces expériences ont été faites par nous-même, toujours avec le même appareil, l’hématimètre de Hayem-Nachet et en suivant toujours la même méthode indiquée dans l'ouvrage classique de « Microscopie clinique », de Lesieur et Favre. Les résultats obtenus pour les expériences de même nature et maintes fois répétées ont toujours été identiques. Tout en suivant la même technique, ces résultats ont varié avec le genre d’asphyxie. D’autre part, les variations présentées dans le nombre des leucocytes sont trop grandes pour être mises sur le compte des manipulations qui, nous le répétons, ont été con-
duites avec le plus grand soin.
Nous avons complété la plupart de ces expériences en établissant la formule leucocytaire de la façon suivante : polynucléaires, grands mononucléaires, puis moyens mononucléaires et lymphocytes que nous
avons comptés ensemble.
Quant aux différences relevées dans la numération des globules rouges, elles sont seulement de quelques centaines de mille et, vues les nombreuses causes qui, à chaque temps des manipulations, peuvent faire varier les résultats, nous ne devons pas en tenir compte. Ces écarts, d’ailleurs, contrairement à ceux observés dans la numération des globules blancs, ne se produisent pas toujours dans le même sens. Nous ne saurions donc leur donner d’autre cause que celle relevant de la manipulation (sauf cependant dans la submersion, où ils s’accentuent d’une facon plus caractéristique). C’est pourquoi, dans un certain nombre d'expériences nous avons négligé la numération des hématies.
RTE LOS