‹ Contribution à l'étude de l'assise myo-épithéliale dans certains épithéliomes du seinChapitre 19 sur 26 · PL EE · texte numérisé non relu

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une membrane de substance rouge vif, brillant, paraïissant striée concentriquement et au centre de laquelle existe un noyau rond. Les cellules claires, polygonales, ovoïdes qui constituent des bourgeons ou tapissent des cavités, sont identiques à celles du cancer atypique du sein. Il s’agit d'une hyperplasie des cellules de la couche externe dont il est facile de suivre l'évolution. Ces cellules prennent parfois plus d’importance et apparaissent comme des cellules arrondies et claires; elles sont seules à subir l’évolution maligne, elles réalisent un épithélioma.

En 1927, DELBET dans son traité du cancer du sein, verra lui aussi dans les kystes épithéliaux, des celilules qui ont une affinité particulière pour les couleurs acides. Elles prennent avec l’éosine et l’Aurantia uné teinte spéciale, plus brique, plus violacée que celles des cellules myo-épithéliales; en outre leur protoplasma est plus granuleux que celui de ces cellules. D’autre part dans certains cancers à cellules claires, ces cellules sont volumineuses. DELBET se refuse à croire que ce sont des cellules qui dérivent des cellules myo-épithéliales de l’assise externe des acini mammaires, invoquant que l’on a pas pu mettre en évidence dans leur cytoplasma l’existence de myofibrilles, s’appuyant simplement sur les théories de Masson et sur les cultures d’épithéliums mammaires de CARPENTIER MAC CARTHY, il parlera de dédifférenciation des cellules.

DELBET sera alors contredit par PEYRON qui se

base sur les homologies des tumeurs mammaires avec

les tumeurs cutanées sudoripares, se rappelant de l’'embryologie de la mamelle. Il décrit des tumeurs de la mamelle chez la jument, chez la chienne et la chatte qui sont issues de l’assise myo-épithéliale, il met en évidence des myo-fibrilles sidérophiles dans le cytoplasme de ces cellules. Chez l’homme, les épithéliomas à cellules claires, à cellules fusiformes rt même polymorphes dérivent de l’assise externe.

En 1931, E. GayNrELTT et H. L. GUIBERT, dans le bulletin du cancer décrivent un cas d’adéno-fibro-myomatose mammaire, très riche en fibres lisses, groupées en travées assez lâches, intimement mélangées à la trame vasculo-conjonctive. Dans une autre tumeur sudorifère de la région inguinale, E. GRYNFELTT dit que la couche fertile, génératrice du néoplasme est bien réellement l’assise basillaire des canaux sudorifères. Dans la première tumeur il donnera comme explication en parlant de dédifférenciation cellulaire et dans la seconde de dualisme des néoformations respectivement issues des assises externe ct interne.

Ainsi, comme nous venons de le voir, les tumeurs mammaires issues de l’assise externe soulèvent de nombreux problèmes histologiques. C’est pourquoi nous avons {tout particulièrement étudié deux tumeurs du sein qui paraissent entrer dans le cadre de notre thèse.

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