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Grasset. Les Maladies de l'orientation et de l'équilibre

LPS

des vomissements alimentaires douloureux survenant bientôt après les repas, avec douleur épigastrique en broche et constipation ; céphalée.

Elle a des crises d’hystérie très nettes ; aura en boule ; chute, perte de connaissance. Seulement elle a le temps de choisir le lieu de sa chute. Elle se débat avec des crises et des suffocations ; a des mouvements convulsifs désordonnés : à la fin, larmes abondantes. Ces crises peuvent être provoquées par la pression ovarienne. ONE |

Zones hystérogènes ovariennes, mammaires. Hypesthésie droite au membre inférieur, gauche pour le reste du corps.

Réflexes pharyngé et conjonctivaux diminués ou abolis.

Rétrécissement du champ visuel, surtout à gauche.

La malade ne peut passe tenir debout, immobile ; elle est obligée de marcher pour conserver son équilibre. Si elle s'arrête, les jambes tremblent ; puis le tremblement se généralise. Elle est angoissée, se couvre de sueur. Sa vuese trouble. « Son estomac lui meurt », dit-elle. Elle s’affaisserait si elle ne s’'accrochait à quelque chose, ne s'asseyait ou ne se remettait à marcher. Dès qu’elle marche tous les phénomènes cessent.

C'est le véritable équilibre du vélocipède, suivant une expression que j'ai employée autrefois pour un cas de névrite du tibial antérieur.

Après un certain temps, le phénomène a augmenté d'intensité et a gagné même la marche, qui est devenue extrémement diflicile, impossible un moment.

En dehors de cela, la malade tousse depuis deux ans et a eu des crachats hémoptoïques. Au sommet droit, la respiration est rude et l'expiration prolongée en avant ; submatité

en arrière avec les mêmes signes dans la fosse sus-épineuse,

OBSERVATION XII (Personnelle)

Une dame X...., à la suite de légères attaques derhumatisme et en rentrant d’une saison à Saint-Nectaire, cessa tout à coup de marcher, tout en continuant à pouvoir se tenir debout ; soutenue sous les bras ou cramponnée à deux meubles, elle pouvait encore faire quelques pas, mais livrée à elle-même elle se tenaitdebout mais serait tombée s'il lui avait fallu faire quelques pas. Au lit et allongée tous les mouvements étaient possibles. En même temps que ces troubles de la motilité, étaient survenus des troubles psychiques, des phobies, c'est ainsi qu'elle ne pouvait rester seule dans une pièce, soit la nuit soit le jour, en proie à une sorte de terreur sans cause que dissipait la présence d’une personne. Elle ne pouvait aller à l'église, car la flamme des cierges tournait devant ses yeux, elle semblait tourner à son tour et serait tombée si on ne l'avait fait sortir.

Pendant quelques années la malade vécut en paralytique sans qu'aucun médecin ne parvint à la guérir, n'ayant con-

fiance, disait-elle, dans aucun traitement.

Un jour avec sa famille, elle partit se promener en voi: ture ; arrivé à 2 kilomètres environ du but de la promenade, le cheval eut peur, fit un écart et précipita la voiture dans un fossé. Tout le monde se releva sans même. une égratignure et tandis qu'ils laissaient le cheval et la voiture brisée sous la surveillance du domestique, les promeneurs gagnèrent à pied la ville distante de » kilomètres.

L'émotion avait été si forte que tout le monde avait oublié

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la pseudo-paralysie, et la malade qui depuis quatre ou cinq ans ne marchait plus fit les 2 kilomètres à bonne allure, entraînant même ses parents.

Mais hélas! arrivée au but et l'émotion passée, la dame X... se rappela tout à coup qu'elle ne marchait pas, aussitôt elle poussa un criet s’affaissa sur un banc qui bordait la

route ; depuis lors et jusqu'à sa mort elle ne marcha plus

-sans aide.

On pourrait trouver et étudier d’autres formes d’astasie-abasie ; il y aurait par exemple l’astasieabasie à répétition dort nous trouvons une belle observation du D' G. Wallet dans la thèse de Cahen ; l’astasie-abasie par accès ou par attaques étudiée par le D' Ladaäme de Genève dans les Archives de Neurologie de janvier 1860.

Enfin on pourrait créer des variétés, suivant que les astasiques-abasiques feraient tel ou tel mouvement avec leurs membres inférieurs qui ne peuvent ni les porter ni les faire marcher, mouvement que l’on est tout étonné de leur voir faire. C’est ainsi que le malade de Chauffard dont nous donnons plus loin l'observation (obs. XII1) ne pouvait pas marcher mais pouvait coudre à la machine et pédaler à bicy-

clette.

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