DIAGNOSTIC
Le diagnostic est d'ordinaire facile ; et il s'impose quand on se trouve en présence d'un malade qui ‘peut couché faire avec ses membres inférieurs les mouvements qui debout lui sont impossibles ; le toul est d’y penser.
Le diagnostic différentiel est à faire avec les diver-
ses paraplégies.
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1° Paraplégies spasmodiques qui se développent à la suite d’altérations systématiques primitives ou secondaires, des cordons latéraux ; on les observe dans le tabes spasmodique, les myélites transverses, les myélites par compression, etc.
2° Paraplégies flaccides, survenant ordinairement dans les cas où la substance grise de la moelle est le siège de lésions destructives étendues, dans les myélites centrales, les paralysies spinales aigues de l’enfant ou de ’adulte.
3 Paraplégies hystériques qui affectent indifféremment la forme spasmodique ou la forme flaccide, elles ont des caractères communs avec l’astasie-abasie, les malades qui en sont atteints ne peuvent se soutenir sur leurs jambes affaiblies, ils sont encore incapables de marcher ; mais elles diffèrent de l’as-
tasie-abasie en ce que, étendus sur leur lit, les malades sont également incapables de soulever leurs membres inférieurs et de les mouvoir.
Le diagnostic est encore à faire avec la paraplégie des potiiques, le paraplégie des labétiques au début, des enfants atteints de maladie de Friedreich ; mais dans tous ces cas, il s’agit de malades quiau litne peuvent faire aucun mouvement et sont paraplégiés aussi bien couchés que debout.
Certaines formes de chorée comme la chorée rythmée, la chorée hystérique sont à diagnostiquer de l’astasie-abasie ; mais la cadence dé leurs mouvements et surtout leur intermiltence se montrent le malade étant aussi bien couché que debout ; du reste, pendant l'accès, le saut et la marche à cloche-pied deviennent impossibles.
Un diagnostic plus difficile à faire est celui des syndromes cérébelleux ; dans les syndromes cérébelleux, les malades manquent d'équilibre, iis marchent mal, tombent, et quand ils sont couchés, les mouvements sont satisfaisants:
Il semble donc qu’au premier abord le diagnostic soit très difficile, sinon impossible entre les astlasiques-abasiques et les malades atteints de syndromes cérébelleux, mais les cérébelleux ont quelques signes particuliers qu’on ne trouve pas dans l’astasie-abasie et qui mettent sur la voie du diagnostic ; les cérébelleux marchent'en festonnant, ils ont des troubles de l'équilibre généralisés à tout Le corps, de la céphalée postérieure très vive, des troubles de diadocosy-
nésie, en somme troubles assez particuliers pour qu'on puisse éviter une erreur de diagnostic.
Mais, jusque là, nous avons eu en vue l’astasieabasie telle qu’elle résulte des descriptions de Blocq et de Charcot ; d’après ces auteurs les malades sous l'influence de certaines émotions, de certaine inquiétude, tombent dans l’astasie-abasie, ils ne peuvent pas expliquer pourquoi ils éprouvent l’impuissance de marcher ou de se tenir debout, ils sont comme s'ils ne comprenaient plus ce qu'il faut faire pour exécuter telle ou telle action, tel ou tel mouvement, ils ont oublié la manière de marcher et de se tenir debout.
Actuellement le cadre s’élargit et à côté des astasiques-abasiques typiques de Blocq et de Charcot, on peut distinguer deux autres groupes de malades tout à fait différents des précédents que nous classerons provisoirement de la façon suivante: 1° peureux ; 2° phobiques.
Ces groupements ne sont pas seulement faits au
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