‹ Contribution à l'étude de l'astasie-abasieChapitre 17 sur 22 · Caractère angoissant · texte numérisé non relu

Caractère angoissant

4° Caractère irrésistible ;

5° Lorsque la cause de cette phobie a disparu (le malade étant assis, par exemple) tout: cesse.

Bouveret (1) nous parle d’une malade qui gardait le lit depuis longtemps parce qu’elle ne pouvait pas se tenir debout, sans toutefois présenter aucune trace d’une paralysie ou d’une affection organique quelconque des centres nerveux : € Je voulus, dit-il, la faire lever, mais à peine debout, elie fut prise d’un état d'angoisse effrayant avec oppression, palpitations, pâleur de la face, et il fallut promptement la remettre au lit. »

On peut rapprocher de cetle staso-basophobie telle qu’on la trouve dans Bouveret, Ballet, Debove, Seglas; des cas étiquetés par Régis sous le nom d’ananabasie ou d’ananastasie ; le premier est caractérisé par l’impossibilité de monter, la faculté de marcher, de se lever et de s'asseoir étant conservée chez ce malade ; le deuxième par l'impossibilité de se lever quand on est assis. =

Un prêtre cité par Régis, d’après Lichtwitz, étail à cerlain Jour et surtout quand l’église était pleine de monde, dans l'impossibilité de gravir les marches de l’autel et de dire sa messe. Mais s’il pouvait s’appuyer sur l'enfant de chœur l’obsession inhibitrice disparaissait (extr. du Trailé de pathologie mentale du prof. Ballet).

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