CONCLUSIONS
1° L’astasie-abasie comprend un certain nombre de syadromes caractérisés par ce fait qu’un malade qui couché peut faire d’une facon satisfaisante ou relativement satisfaisante les différents mouvements de la marche ne peut Icrsqu'il est abandonné à lui-même sur pied, ni se tenir debout (astasie) ni marcher (abasie).
2 Au point de vue clinique et au point de vue pathogénique les astasiques-abasiques peuvent se diviser en trois groupes :
x) Pithiatiques, qui correspondent à la plupart des faits rapportés par Blocq et Charcot et qui offrent tous les caractères des phénomènes pithiatiques : apparition et disparition par auto ou hétérosuggestion soit en état de veille, soit en état de sommeil hypnotique (après une colère, une peur, etc.), phénomènes guérissables par la persuasion.
6) Peureux. — Sous ce nom, nous groupons des sujets- dont l'équilibre est compromis par quelque défectuosité : faiblesse des membres inférieurs chez les convalescents, troubles de la locomotion chez les hémiplégiques, troubles de l'équilibre chez les tabétiques au début, affection de l'oreille interne,
ue
troubles légers de la force musculaire et de la motilité chez de vieux artérioscléreux. |
Tous ces troubles seraient compatibles avee une station et une locomotion relativement satisfaisante, s'il n'étaient pas chez ces malades le point de départ d’une défiance en leur équilibre, défiance qui inhibe en eux la faculté de marcher et de se tenir debout.
y) Slasobasophobiques. — Ces malades appartiennent à la grande famille des déséquilibrés, ils ont tous les caractères des troubles psychonévropathiques du déséquilibre psychique :
a) Apparition par accès ;
b) Indépendance dela volonté ;
c) Caractère angoissant ; |
d) Caractère irrésistible;
e) Lorsque la cause de cette phobie a disparu, tout cesse ;
3° Ces considérations expliquent donc suffisamment la différence du pronostic et du traitement à établir chez ces différents malades: les pithiatiques et les peureux guérissent le plus souvent assez facilement par la suggestion et la persuasion sous toutes ses formes. Les stasobasophobiques n’ont rien à gagner, au contraire, de la suggestion ; ils doivent être soumis au traitement psychothérapique, à l'hygiène morale, qui ne peuvent s’obtenir que par la cure d'isolement; mais encore une fois, les rémissions peuvent n'être que passagères, les guérisons définitives sont rares et bien souvent la stasobasophobie, quand elle gué-
rit, bete la place HR autre phobie, soit a une es obsession impulsion dont on 1 connail la A HATOMe étrONe 210 avec Ja ee PH - or
Ke se | £ Vu: le Président de la thèse El ERNST DIEULAFOY 7.
7 < Fe: Yu: le Doyen LANCE \ se PR #e D 4 L'ANDOUZY à | 15
nt | FE Vu, et permis d'imprimer, CN : + Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris.