‹ Contribution a l'étude de l'asthme essentiel envisagé surtout dans sa pathogénieChapitre 16 sur 22 · RL · texte numérisé non relu

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La glande sous-maxillaire est innervée non-seulement par les nerfs précités, mais par des filets du ganglion cervical supérieur du grand sympathique, celui-ci fonctionne en tant que nerf vaso-moteur, c’est-à-dire qu’il fail contracter les vaisseaux tant que son influence n’est pas entravée par d’autres nerfs. Ainsi pendant le repos, les vaisseaux sont rétrécis. Le sang artériel qui ne passe qu'en quantité suffisante pour nourrir la olande présente une couleur rouge due à l'oxygène. Le sang veineux en sort avec la couleur noire naturelle due à la déperdition de l'oxygène qui a servi à la combustion respiratoire, à la nutrition de la glande. Dès que, sous l'influence du nerf çympanique, la glande entre en fonction, le sang efférent contient encore une quantité marquée d'oxygène, de sorte qu’on ne peut plus le distinguer du sang artériel. On en déduit que le sang a passé rapidement en grande masse à travers la glande, parce que les vaisseaux artériels se sont dilatés dans des proportions considérables.

Que s'est-il passé en pareil cas? Le nerf sympathique a été paralysé dans son action par le nerf tympanique ; il en a résulté un relâchement de la tunique musculaire des vaisseaux désormais débarrassés de l'influencé contractile du grand sympathique. |

C’est là un exemple de paralysie réflexe des nerfs vasomoteurs et en même temps de sécrétion paralytique réflexe.

On peut démontrer encore, en empoisonnant, l'animal par le curare, — qui agit exclusivement sur‘les nerfs moteurs, — que tout le système nerveux agit uniquement comme moyen régulateur ou contentif;, car dès que la

Sn ve paralysie tonique des fibres musculaires de la glande est comp'ète, la sécrétion devient extrêmement abondante (CL. Bernard). Ainsi les sécrétions, ordinairement, procèdent d’une paralysie ou d’une excitation réflexe.

Les lois des réflexes peuvent présider au développement de la sécrétion du mucus, mais il n’en est pas toujours ainsi, celle-ci peut être due à une excitation ou à une paralysie directe. Si le tronc du nerf vague contient les filets vaso-moteurs, la paralysie du nerf détermine une hyperhémie passive par dilatation des vaisseaux; si les nerfs vaso-moteurs suivent une autre voie, la congestion résulte de la rareté et de la profondeur des respirations, entraînant une dilatation des vésicules, et par conséquent un obstacle à la circulation pulmonaire.

Dans les deux cas, qu’il y ait arrêt mécanique ou paralytique, la sérosité du sang peut transsuder et former dans les vésicules un exsudat ; en ce cas, la composition du produit devra représenter exactement les éléments du sang.

Or, ce n’est pas là tout l’exsudat, on y trouve des éléments figurés, et ceux-ci ne peuvent provenir que du tissu de la muqueuse. La paralysie des dernières bronches permet aux produits sécrétés de s’accumuler et de se concréter dans les ramuscules bronchiques. La congestion passive et la paralysie musculaire contribuent, l’une à la transsudation du sérum sanguin, l’autre à l'accumulation du mucus normal, qui constituent ensemble l’exsudat.

L’excitation des nerfs n’y est pour rien dans l’asthme, et, en effet, l'exsudation ne s’observe que quand le nerf vague est entré dans la phase paralytique.

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hope Selon la remarque du plus éminent clinicien, « c’est là une simple lésion de sécrétion, c'est une altération dans la quantité et les qualités du mucus qui se sépare à la surface interne des bronches; on émet une pure hypothèse, que détruisent un grand nombre de faits, lorsqu’on établit que toute altération de sécrétion est liée à un travail d’irritation dans la partie qui en est le siège (Andral), »

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