‹ Contribution a l'étude de l'asthme essentiel envisagé surtout dans sa pathogénieChapitre 5 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de nos études médicales, nous avonstoujours été frappé de la différence profonde qui sépare les accidents dyspnéïques à forme asthmatique, de l’asthme proprement dit ou asthme essentiel: l’un est une maladie, l’autre n’est qu’un symptôme ; l’un appartient aux individus jeunes ou tout au moins il a débuté dans la première période de la vie, l’autre comme les maladies qui l’engendrent ne se voit que tardivement ; on guérit de l'un s’il reste pur, sans complications viscérales, l’autre est dû à des causes incompatibles avec l'existence. Autant

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l'asthme symptomatique est fréquent dans nos hôpitaux, autant l’asthme essentiel y est rare, faits parfaitement | explicables puisque le premier affecte en permanence l'individu qui en est atteint, tandis que le second ne vient que par orages entre lesquels le calme est complet.

Asthme et dyspnée étaient jadis synonymes, c’est-à-dire qu’on ne distinguait pas l’une de l’autre, les deux catégories que nous venons d'indiquer. L'’étymologie portait d’ailleurs à la confusion. Le mot asthme paraît venir d’un terme de Fauconnerie, l’asma, par lequel on désignait la destinée des oiseaux chasseurs, ces oiseaux souvent devenaient asmés c’est-à-dire haletants asôux veut dire halètement, essoufflement. Dans certaines contrées on emploie encore vulgairement cette expression, pour désigner les personnes essoufflées : au temps de Boissier, de (Sauvages 1772), la confusion était si accentuée qu’on décrivait dans les classiques jusqu’à 18 asthmes.

Dans ce travail, nous avons l'intention de nous attacher à l'étude de l’asthme essentiel; d’en pénétrer surtout la pathogénie, nous laisserons dans l'ombre les dyspnées symplomatiques, dont le mécanisme n’est cependant pas moins intéressant. Nous espérons revenir plus tard sur cette importante question. Nous nous souviendrons surtout en ce moment que pour être clair ik faut savoir se limiter.

Arrivé au seuil de nos études, il est de notre devoir d'adresser ici tous nos remerciements à nos maîtres dans les hôpitaux.

Que M. le professeur G. Sée, dans le laboratoire

duquel j'ai été reçu avec la plus grande bienveillance, veuille bien agréer l'hommage de ma profonde recon-

naissance.

Que M. Berger et M. Léon Labbé dont les marques d'intérêt ont été pour moi très nombreuses, veuillent bien croire aux sentiments de respect el d’affection que j'aurai toujours pour eux.

M. le professeur Straus nous a fait le très grand honneur d’accepter la présidense de notre thèse, qu'il

accepte nos remerciements les plus sincères.

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