PRÉFACE
D’après notre titre, on ne doit pas s’attendre à trouver dans cette thèse un travail d'ensemble sur latrophie musculaire progressive. En effet, nous l’avons conçue dans un but essentiellement clinique, persuañé que la médecine, science d’observation, ne progresse que par l’entassement des faits qui sont observés.
Nous avons pu, dans le service de M. le Professeur agrégé Demange, à l’hospice St-Julien, observer et suivre jusqu’à l’autopsie un cas remarquable d’atrophie musculaire progressive, offrant le type décrit récemment par Laudouzy et Déjerine.
Et en ajoutant à cette observation deux autres que M. Demange a bien voulu nous communiquer, nous avons pensé que la relation de ces trois faits et leur interprétation pourraient être utiles dans un moment où la question de l’atrophie musculaire venait précisément d’être remise à l’ordre du jour. Heureux si nous pouvons apporter un élément, si faible qu’il soit, capable de servir à la solution d’un problème que notre inexpérience nous empêche de chercher à résoudre par nous-même.
Voici le plan de notre travail :
Il est divisé en 2 parties : dans la le partie nous relaterons les trois observations que nous avons pu recueillir ; dans la 2° partie, nous chercherons à interpréter les faits particuliers
RD qu’elles nous ont présentés au point de vue de létiologie, de la symptomatologie, du diagnostic, du pronostic et de l’anatomie pathologique ; nous exposerons ensuite les conclusions qui nous semblent en être les déductions naturelles (1).
Nous ferons précéder ces deux parties d’une introduction destinée à montrer la légitimité de ce travail par quelques considérations historiques, ou plutôt par ane vue d'ensemble sur les opinions diverses des auteurs relativement à la nature de l’atrophie musculaire progressive.
Avant d'entrer dans notresujet, nous prions M. le Professeur agrégé Emile Demange de recevoir ici l’expression de notre vive reconnaissance pour les bienveillants conseils qu’il nous a prodigués pendant l’année que nous avons passée à son service en qualité d’interne provisoire, et l’intérêt constant qu’il n’a cessé de nous témoigner durant le cours de nos études. Qu'il veuille bien agréer aussi nos remerciements pour les observations qui servent de base à notre travail et qu’il a bien voulu nous communiquer.
Nous remercions également M. le Professeur Bernheim, pour lhonneur qu’il nous fait en daignant accepter la présidence de notre thèse, et l’intérêt qu’il nous a toujours porté pendant le cours de nos études.
Nous devons aussi remercier M. le Professeur agrégé Baraban pour l’obligeance avec laquelle il a fait la partie histologique de l’observation 1 et a mis largement à notre disposition ses connaissances d'anatomie pathologique.
(4) Nous ne dirons rien du traitement, qui ne nous a présenté aucune par-
ticularité digne d’être notée.