‹ Contribution à l'étude de l'atrophie musculaire progressiveChapitre 8 sur 17 · A. MUSCLES · texte numérisé non relu

A. MUSCLES

lo Sus-épineux et sous-épineux. — Dans ces muscles, on remarque des altérations à peine appréciables ; la fibre musculaire ne présente qu'une multiplication très discrète des noyaux situés sous le sarcolemme, et encore un grand nombre en sont indemnes. Ces noyaux se présentent ordinairement au nombre de deux disposés bout à bout; mais souvent on en rencontre jusqu'à six et même dix formant ainsi une traînée que les réactifs colorants mettent parfaitement en évidence. Le contenu strié est très net, sauf sur de rares fibres où il a subi d’une facon très-manifeste la dégénérescence cireuse. Ce fait à été constaté non-seulement sur le muscle dissocié après durcissement dans le bichromate de potasse, mais aussi sur des coupes pratiquées à la suite de ce durcissement. Il n’est donc pas possible d'invoquer l’action des aiguilles à dissociation pour expliquer cet aspect particulier de la fibre. Quant au tissu connectif interstitiel, il ne présente aucune altération.

2 Grand pectoral. — Certains faisceaux de ce muscle présentent des altérations très-notables qui portent surtout sur les dimensions des fibres musculaires ; celles-ci sont nettement atrophiées puisqu'un certain nombre d'entre elles ne présentent plus qu'une épaisseur de 7 à

nerveux dépourvus de cylindre d’axe et entre les tubes, voisins des points désagrégés, une augmentation du tissu conjonctif interstitiel ; d’un autre côté, un coup de marteau s’il eût pu déterminer un ramollissement s'étendant jusqu’à la profondeur, comme celui qui existait à la région lombaire, eût été in-

capable de donner naissance au foyer cervical qui n’occupait que l'écorce de la moelle.

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10 u. Les noyaux situés sous le sarcolemme sont également multipliés comme dans les muscles précédents ; on retrouve aussi quelques fibres offrant la dégénérescence cireuse. Mais règle générale la striation est parfaite même dans les fibres les plus petites; les autres faisceaux du grand pectoral ressemblent à ceux des muscles sus et sous-épineux, c'est-à-dire que leurs altérations sont très-peu marquées. Letissu conjonctif du muscle paraït plus abondant, mais n’est pas surchargé de graisse.

3° Biceps. — Ce muscle présente à un plus haut degré que les précédents les caractères de l’atrophie musculaire. Les fibres y sont généralement petites ; beaucoup mesurent à peine le diamètre d’un globule sanguin, et leurs noyaux sont multipliés, comme il a été dit précédemment; on en rencontre quelques-unes en degénérescence cireuse. D'autre part, quelques fibres ont subi la dégénérescence granulograisseuse, mais elles sont rares. Le tissu conjonctif est augmenté et commence à se surcharger de graisse.

4" Long péronier latéral. — Nous trouvons réunis dans ces muscles les caractères de l’atrophie et de la surcharge adipeuse. Les fibres sont comparables à celles du biceps comme volume, comme dégénérescence et comme multiplication des noyaux. En outre, entre leurs faisceaux, on trouve une grande quantité de cellules adipeuses disposées en trainées quelquefois assez considérables.

Sur les coupes transversales de ces deux derniers muscles, on observe sur quelques fibres des noyaux au nombre de deux ou trois placés l’un à côté de l’autre au centre de la fibre ; ce qui indique une certaine activité de la substance contractile. Entre les fibres on trouve aussi une légère prolifération conjonctive, et par places des gouttelettes graisseuses en nombre variable.

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