‹ Contribution à l'étude de l'Eau d'Alimentation de FismesChapitre 15 sur 48 · ANALYSE B · texte numérisé non relu

ANALYSE B

Résultat presque identique. La numération ne donne que 2.600 germes. Pas d'éberthiformes. En appréciation: eau de surface susceptible sans doute d'être améliorée par captage; non dangereuse mais de qualité très médiocre actuellement. En remarque: ces eaux avaient été prélevées dans des flacons stériles envoyés par le Laboratoire, expédiés rapidement par température basse et mises en culture dès leur arrivée.

. Cette remarque finale, assez vague, nous à fait regretter que le Laboratoire chargé de l'examen bactériologique n'ait pas effectué lui-même le prélèvement: qu'il ne précise point ce qu'il entend par température

basse d'expédition, non plus que le temps écoulé entre ce prélèvement et la mise en culture.

Dans un addendum en date du 25 juin 1911, destiné à compléter son premier rapport, et concernant le périmètre de protection à établir au point €, M. MaR- TEL recommande un dispositif qu'il décrit ainsi: réserver autour de la source une aire de 10 mètres de rayon vierge de toute culture, et interdire l'épandage des vidanges humaines et de fumiers dans un Zone de 700

mètres environ de chaque côté des deux sources, et de 1500 mètres en amont.

Ces limites sont toujours indiquées sur Île terrain. mais leur efficacité nous à paru sujette à caution. En effet, les terres incluses dans ces Zones sont à nouveau régulièrement cultivées, donc fumées. L'interdiction d'épandage se trouve ainsi pratiquement annulée.

Les conclusions de M. MARTEL ayant été approuvées, il fut procédé, au point C, à la construction d'un mur de soutènement chargé de retenir un volume d’eau suffisant, collecté en un bassin de ciment creusé à proximité. Une nouvelle canalisation partant de ce bassin fut établie qui permit, dès 1912, de doubler la quantité d’eau potable mise à la disposition des usagers.

Actuellement, la ville de Fismes dispose donc de deux sources voisines, d’altitudes différentes, captées en deux temps, plus de cinquante années séparant ces deux opérations.

L'une dessert la partie haute, l'autre la partie basse de la cité. En année normale, nous voulons dire en année d’alternance régulière de pluie et de beau temps, leur abondance est constante et suffisante. En saison

TPOAUPEE

sèche persistante, ce fut le cas pendant l'été de 1929 notamment, une diminution progressive et notable de leur débit entraîne l'épuisement rapide des réservoirs et impose à la Municipalité l'obligation de fermer les vannes quelques heures dans la journées et toute la nuit.

Cet arrêt dans la distribution d’un élément aussi indispensable, arrêt se produisant surtout en période de forte chaleur, c'est-à-dire de consommation intense, n'est pas sans présenter de sérieux ennuis. Si nous ajoutons que la plupart des immeubles reconstruits depuis 1918 ont été, par nos modernes architectes, férus de confort. dotés de salles de bains et de buanderies, grosses consommatrices d’eau, nous ne serons pas surpris d'apprendre que nos édiles, poussés par le légitime désir de satisfaire aux besoins de leurs administrés, viennent de mettre à l'étude un troisième projet de captage et d'adduction.

De récentes recherches dans la région même des sour- ‘ces déjà utilisées, ayant donné des résultats négatifs ou insuffisants, de nouveaux sondages sont en ce moment poursuivis dans d’autres secteurs.

Nous verrons, dans noc conclusions générales, que leur succès n'est pas douteux, et que, seules, des raisons d'ordre administratif ou financier, pourraient retarder l'exécution d'un troisième et sans doute dernier projet d'adduction.

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