OPÉRATION EN MILIEU ALCALIN
Faire exactement les mêmes opérations, en remplaçant les 5 cc. d'acide sulfurique par 3 cc. de la solution de carbonate acide de sodium avant l’ébullition, en ayant soin toutefois, lorsqu'après l’ébullition durant 10 minutes, le mélange aura été refroidi, d'ajouter 5 cc. d'acide sulfurique, au demi avant l'addition du sel de MORR.
Azote ammontacal. — La présence d’une quantité notable d'ammoniaque étant dûe presque toujours à une contamination de l'eau par des matières organiques d’origine animale, en décomposition, la recherche de ce corps est d'extrême importance.
Nous avons utilisé dans ce but, le réactif de NESSLER et employé une série de tubes de GRANDVAL et LAJOUX contenant chacun 50 cm° d'eau et 2 cm° de réactif. À la suite, un tube témoin à l’eau bidistillée. Coloration examinée sur fond blanc.
En raison du degré hydrométrique élevé de tous nos prélèvements, et afin d'éviter le trouble apporté par un précipité de CO*Ca, trouble gênant fortement l'examen de la teneur, nous les avons traités au préalable par le procédé de FRÉSENIUS.
À 150 cm° d’eau, nous avons ajouté 2 cm° d'une solution au 1/3 de CO*Na° dans eau bidistillée et:1 cm° d'une solution également au 1/3 d'hydrate de soude, après 30 minutes de repos nous avons décanté le li-
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quide devenu limpide sur lequel nous avons effectué nos recherches.
Azote albuminoïde. — Témoigne toujours d'une contamination proche et grave et sa présence, même à l'état de traces suffit à classer dangereuse une eau qui en renferme.
Nous avons, pour sa recherche, utilisé la technique exposée par le D' P. DALAINZY, dans sa thèse sur les
eaux de Lunéville.
Azote mitreux. — Provient également de matières organiques en décomposition et permet de conclure à une contamination; nous ne l'avons rencontré que dans quelques rares prélèvements et à l'état de traces, ce qui nous a évité un dosage éventuel que nous aurions effectué à l’aide du réactif de Griess et une solution titrée de nitrite de soude.
Azote nitrigue. — Toutes nos analyses nous ont relevé un taux assez élevé en azote nitrique et ce résultat ne nous à pas surpris. Sur l'origine de cet azote, les auteurs sont d'accord et admettent qu'il peut provenir soit des pluies d’orages qui en sont toujours plus ou moins chargées, soit de nitrates préexistants dans le sous-sol, ou répandus sous forme d'engrais, soit enfin, d'azote atmosphérique fixé par certains végétaux par l'entremise de bacilles radicicoles et de bactéries nitrifiantes. Nous avons constaté, au cours de l'étude géologique de la région, l'existence à la surface des plateaux d'une couche épaisse de limon fertile recevant chaque année un copieux apport d'engrais chimique. Au printemps, des tonnes de nitrates y sont répandues. En ou-