‹ Contribution À l'Étude de l'Éclairage des Salles d'OpérationChapitre 6 sur 13 · I. — Un éclairage doit être net · texte numérisé non relu

I. — Un éclairage doit être net

Le chirurgien a des conditions de travail très particulières; il ne faut pas que le fait de porter les mains sur le champ opératoire rende celui-ci moins net car ce serait au moment où il en aurait besoin que l'éclairage deviendrait inutile. Donc, pas d’ombres portées, et, de cela découlera, comme nous le

verrons, la nécessité de foyers lumineux multiples. II. — Un éclairage doit être très puissant.

Les plaies étant sombres, il est nécessaire de réaliser un éclairement très intense du champ opératoire; il devient absolument indispensable dans des régions profondes : petit bassin, carrefour, chirurgie nerveuse.

On ne doit pas ici viser à l’économie. mais chercher à obtenir le meilleur éclairage possible. L'importance en est

capitale. Un bon éclairage permet aw chirurgien : précision,

vitesse, diminution de l'effort. L'opérateur doit être mis dans

des conditions de vision optima (Dujarric, De la Rivière). I. — Un éclairage doit être toujours comparable.

Beaucoup de chirurgiens ne voient pas la nécessité de cela et opèrent le jour à la lumière naturelle et la nuit à la lumière artificielle. Evidemment, il n’y a pas là de sérieux inconvénients, mais, ne vaut-il pas mieux opérer toujours dans des conditions semblables d’éclairement ? Nous croyons qu'il y a là un avantage indéniable. Au moment où l’on commençait à se servir en France du scialytique. Beaucoup de chirurgiens ne se servirent plus que de ce mode d'éclairage; ils furent violemment critiqués, et, beaucoup adoptèrent la méthode mixte; nous rapporterons plus loin les raisons exposées par l’un des défenseurs de la lumière solaire pour la salle d'opération ; on ne peut pas affirmer que les arguments qu'il apporte soient suffisants et indéniables.

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