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Nous sommes forcés de reconnaître que notre progression ne suit pas la marche ascendante que nous nous attendions à trouver. Il semblerait fort naturel en effet que la gi avité de la maladie doive aller croissant à mesure que ses manifestalions sont plus répétées et cela n’est vrai qu’à moitié. Et non, on ne peut pas dire que la femme est d’autant plus exposée à une lerminaison fatale qu’elle éprouve plus de crises. Ne voyons-nous pas qu'un tiers des femmes meurent après avoir eu de 1 à 5 accès alors qu’un quart seulement de celles qui en ont eu de 15 à 20 succombent, et voyez que dans les deux cas que nous avons trouvés avec 50 et 60 attaques il ya une femme qui a quitté l'hôpital en parfaite santé.
Casamayor 8
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Evidemment des accès multiples ne sont pas faits pour améliorer la situation, mais il y a d’autres raisons qui dominent le pronostic. Une femme peut être plus ou moins nerveuse et plus exposée du fait de cette impressionnabilité inhérente à sa nature aux phénomènes réflexes et par suite aux convulsions, mais ce qui fait la gravité du mal c'est surtout la toxémie. Combien de femmes qui n’ont eu qu'un seul accès et qui meurent, combien d’autres avec 15, 20, 25 qui guérissent. N'est-il pas admis que chez les hystériques et les épileptiques l’éclampsie malgré sa bruyante apparence et le plus grand nombre de ses accês est manifestement moins redoutable. Chez elles, en effet, tout n'est-il pas un prétexte à convulsion, elles en avaient sans cause, alors même qu'elles n'étaient pas grosses, à plus forte raison maintenant qu’un surcroît dyscrasique vient motiver el légitimer ces tendances spasmodiques chères à leur organisation. Au contraire chez une femme pondérée, peu nerveuse, à réaction difficile, la convulsion ne viendra que contrainte et forcée alors que le système nerveux sera envahi et sursaturé par la toxémie causale.
Les enfants meurent plus que les mères, ils meurent aussi plus régulièrement. Le nombre des morts s'élève avec le nombre des cas et ce n’est pas en effet parce que nous voyons un fait isolé où après 52 attaques le produit n’a pas succombé que nous pourrions croire qu’il reste étranger à ce bouleversement général qui accompagne l’accès éclamptique et qui le fait passer par des phases de compression et le ballottement tous faits pour le tuer.
Mais si nous n’invoquions enccreici que cette influence
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mécanique combien nous nous trouverions en conflit avec des faits cliniquès d’un autre genre, mais qui n'en prouvent pas moins la résistance très variable mais néanmoins très considérable dans certains cas du fœtus aux épreuves extérieures. Il mourra tantôt pour un simple heurt, parce que la mère aura fait un faux pas, aura toussé trop fort, aura ri trop longtemps; il tiendra bon ailleurs contre toutes les manœuvres abortives, en dépit d’une chute d’un troisième étage ou d’une chute désespérée dans la Seine. En somme, le fœtus meurt dans l’éclampsie comme il meurt dans la variole, dans la dothiénentérie.
Les convulsions constituent évidemment la complication ou plutôt le fait le plus grave de l’éclampsie. Toutes les femmes qui succomhent à cette affection meurent des suites de ces convulsions, mais on ne peut pas dire qu'il y ait un rapport direct entre la gravité et le nombre des accès, tant il est vrai comme nous l’avons dit dans notre définition que l’éclampsie est un syndrome dont les convulsions sont, c'est indiscutable, l’expression la plus grave, lc faîte en quelque sorte sans pouvoir à elles seules donner l'explication de tous les phénomènes observés.
On ne peut donc pas dire a priori, la terminaison sera d’autant plus sûrement fatale qu'il y aura d'accès fréquents parce qu'à côté de l’éclampsie qui est un tout formé de parties il. y a aussi et surtout des éclamptiques.
Nous avons cru intéressant de rechercher si les primipares avaient des accès plus fréquents .que les multipares
et réciproquement.
ET en
Multipares. Primipares.
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Il semblerait que les multipares sont frappées par des crises plus fréquentes que les primipares, néanmoins d'après ces nombres, la différence n’est pas très sensible, 1/3 des unes et des autres paraissent avoir de 4 à 5 crises, de 5 à 10 la majorité appartiendrait aux primipares pour repasser aux multipares de 10 à 15 et devenir à peu près égale pour les termes suivants. On a cru que l’éclampsie était plus redoutable encore chez les multipares que chez les primipares, chez elles il existerait une affection latente en dehors de la grossesse et qui recevrait un surcroît d’aggravation à chaque gestation pour arriver plus ou moins vite après un nombre d'accouchements variables pour les différentes femmes à une terminaison fatale. Il ne nous semble pas que cette opinion soit confirmée par votre statistique.
À quel moment surviennent de préférence les accès éclamptiques. Voilà une question que les accoucheurs ont très différemment résolue. Ils reconnaissent tous néanmoins leur rareté dans les six premiers mois de la grossesse. C’est surtout du septième au neuvième mois qu'ils se montrent de préférence. Cazeaux dit : « Les convul-