‹ Contribution à l'étude de l'éclampsie puerperaleChapitre 19 sur 22 · A LOTIE · texte numérisé non relu

A LOTIE

nous avons deux agents très efficaces à notre disposition : le chloroforme et le chloral. Leur indication est un peu différente en raison de leur façon d’agir. Le chloroforme sera préféré pour une intervention immédiate, il combat la convulsion, permet de gagner du temps en attendant que le chloral agisse. Il peut être donné pendant longtemps sans inconvénient, comme si les femmes en couches élaient douées d’une tolérance particulière. On maintiendra la femme dans le calme, quitte à augmenter un peu la dose dès qu’on verra l'excitation revenir.

Le chloral sera administré par la bouche ou le rectum de préférence, on donne ainsi jusqu’à 12 et 16 grammes de chloral en lavement dans les 24 heures.

M. le professeur agrégé Bar, dans une intéressante communication, a obtenu de bons résultats à l'aide des bains prolongés,; ils lui semblent indiqués surtout quand il yade l'anurie. « Si, dit M. Bar, on pouvait à l’aide des bains franchir les 24 ou 36 heures nécessaires pour que la malade devenue capable de s’alimenter, la charge, rénale devienne suffisante et que la filtration se fasse, ils rendraient de grands services. » Nous nous sommes déjà expliqués au sujet de l'accouchement prématuré,

nous y revenons.

Enfin après l'accouchement, l’hémorrhagie de la délivrance tenant lieu de saignée, on devra se contenter de répondre par le régime lacté à l'indication symptomatique et surveiller de très près l’accouchée les cas d’éclampsie tardive n'élant pas rares nous l’avons vu.

Ajoutez à cela les pelits soins dont on doit entourer la

= pen malade pour éviter les morsures de la langue, les contusions, les hémorrgagies, etc., cette surveillance attentive enfin que nécessite l’état de la patiente durant les accès et dans leur intervalle, « une éclamptique ne devant

jamais être laissée seule. »

V u par le Président de la thèse TARNIER

Vu par le Doyen,

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