‹ Contribution à l'étude de l'éclampsie puerperaleChapitre 3 sur 22 · EN CE PA · texte numérisé non relu

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D'après une statistique de la clinique de 1872 à 1892

Chaque organisme réagit à sa façon et change à l'infini les apparences d’une même cause pathogène, aussi les faits isolés ne sauraient-ils suffire à l'édification des lois, en un mot de la pathologie qui est le code médical. C'est par la réunion d'observations nombreuses que l'on groupe pour les mieux comparer et retenir ensuite les caractères saillants, uniformes, invariables, qu'on pourra concevoir un type défini répondant à la majorité des cas. À cet effet, les statistiques sont indispensables, elles forment une sorle de synthèse qui mène aux déductions rationnelles. En médecine elles déterminent la régularité des phénomènes morbides dont elles cherchent à démontrer l'étiologie et les modifications auxquelles ils sont soumis. « In statistica leges deducuntur ex phenomenis et redduntur generales per induclionem. »

Parmi les sujets que nous éûnces à choisir, c'est à cului-

ci que nous donnâmes nos préférences parce qu'il nous

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parut mieux convenir à nos apliludes. Les recherches bibliographiques et historiques, le relevé de statistiques, n'est-ce pas là, en effet, l'attrait des jeunes qu’une expérience restreinte ou des connaissances spéciales n’aulorisent pas à se prononcer sur les sujets discutés ou encore à l'étude ?

Une statistique ne donne-t-elle pas à celui qui la fait, une pratique prémalurée, artificielle, il est vrai, mais lui permettant néanmoins de dégager des faits bruts, des conclusions exactes, et qui s'imposent, puisque malgré sa banalité et son laconisme l’éloquence des chiffres reste la plus persuasive.

Sans avoir la prétention de faire une œuvre originale qui justifierait notre timidité par la hardiesse du novateur ce n’est pas sans défiance que nous essayons notre initiative. Nous ne voulons pas juger une question, il faut pour cela l’aulorité des maîtres faite de pratique et d'expérimentlation, ce sont des faits que nous allons compulser et interpréter en leur laissant la séverité et la rigueur de leur exactitude.

Nous abordons ce travail sans idée préconçue laissant de côté toutes les considérations pathogéniques et anatomo-pathologiques sur lesquelles d’ailleurs la vérité n’est pas encore faite. Nous définirons l'éclampsie et nous exposcrons les résultats des tableaux que nous avons dressés en nous basant sur eux pour vérifier l’étiologie de cetie maladie. Nous diviserons les causes selon leur importance en efficientes et aggravantes, pour étudier ensuite, le nombre et la fréquence des accès, leur effet

sur l'accouchement, leur gravité aux diverses époques de

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la gestation et enfin le pronoslic pour la mère et l'enjant. Nous terminerons ce travail par la révision des divers traitements de l’éclampsie dans ces 20 dernières années qui ont servi à édifier notre statistique et par la comparaison des effets obtenus, nous pourrons conclure sur les avantages de ceux quiont donné le meilleur résultat, |

Avant de terminer celte introduction, qu'il nous soit permis de dire à nos maïîlres de Montpellier et de Paris, notre profonde reconnaissance pour tout le bien qu'il nous ont fait. |

Nous devons un souvenir au professeur Moitessier qui a tant facilité nos débuts dans les études médicales, au professeur Castan notre premier maître en clinique trop tôt ravi à ses élèves et à ses malades.

MM. les professeurs Hamelin, Granele et Malosse, qui nous ont honoré de leur amitié en nous prodiguant aussi leurs utiles conseils, ont droit à toute notre gratitude.

Que M. Blum, professeur agrégé, chirurgien des hôpitaux de Paris, recoive nos plus sincères remerciements pour la bienveillance qu'il nous a si souvent permis d'apprécier et les enseignements cliniques qui nous seront si utiles. |

M. Chembrelent, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux, nous a inspiré ce sujet de thèse. Jl n’a rien négligé pour nous encourager et nous servir et nous avons amplement profité de ses conseils et de sa direction. Qu'il veuille bien agréer aussi tous nos remerciements.

M. le professeur Tarnier à daigné accepter la prési-

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dence de notre thèse. Nous sommes fier de l'honneur. qu’il nous fait. Nous n’oublierons jamais les leçons si personnelles et si pleines d'intérêt de ce maître éminent qui a tant vu ettant fait en obstétrique. En mettant à notre disposition les registres de la clinique, avec une bienveillance connue et appréciée, il nous a permis de constater le plus grand nombre d’accouchements qui ont lieu actuellement dans cet hôpital. Laissons parler les chiffres. En 1872 = 611. — En 1891 = 1.379.

Et cela sans que le nombre des lits ait varié. La déduction est facile à tirer, les accouchées restent moins longtemps à l'hôpital depuis que les soins antiseptiques, et nous savons combien M. Tarnier est rigoureux à ce sujet, leur évitent les conséquences, funestes de l'infection puerpérale. ME

Dans le cours de ce travail, nous verrons aussi le . pronostic de l'éclampsie perdre de sa gravité depuis que M. Tarnier a appliqué le régime lacté à l’albuminurie gravidique.

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